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On dessine toujours, par habitude, les graphiques des fonctions sinus et cosinus dans le plan R². ![]() Pourtant ces fonctions associent une valeur réelle y à un angle x et il serait dès lors plus logique de faire un graphique où la variable est un angle qui varie autour d'un point ou sur un cercle (lorsqu'on assimile l'arc à l'angle au centre intercepté). Dans le premier cas on est conduit au graphique en coordonnées polaires. ![]() ![]() En faisant coïncider les deux cercles on obtient la figure. ![]() Comme l'angle x se retrouve à deux endroits, le triangle Osc est rectangle en O, son hypoténuse est le diamètre et on retrouve le théorème de Pythagore sin² x + cos² x = 1. On peut, bien entendu, retrouver le graphique usuel en "déroulant" le cylindre sur le plan tangent en O. De plus on voit que si on projette orthogonalement le cylindre sur ce plan on obtient, au voisinage de O une approximation qui est une droite inclinée à 45°. ![]() ![]() La projection a pour équation z = x, qui approche z= sin x. On peut alors avoir l'idée d'améliorer l'approximation en enroulant la sinusoïde sur un cylindre plus large et en projetant sur le plan tangent. Pour que la projection sur le plan Oxy superpose les points 2 à 2 on voit que le rayon du cylindre doit valoir un entier impair 1, 3, 5,... 2n + 1. Examinons les premiers cas; on a les équations: ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
Ces approximations sont de plus en plus précises; ce sont des polynômes impairs. Remarquons qu'il ne s'agit pas des développements de MacLaurin limités, mais les coefficients tendent vers ceux de la série lorsque le degré du polynôme augmente. Si l'on veut obtenir de semblables approximations pour la fonction cosinus, il suffit de projeter la sinusoïde enroulée sur un cylindre de rayon pair.
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