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Si la représentation des nombres complexes sous la forme z = x + iy est très utile pour l'addition, elle l'est moins pour la multiplication. Il existe une autre représentation pour les nombres complexes qui est plus commode pour la multiplication. C'est ce qu'on appelle, la forme goniométrique due à Moivre: En effet lors d'un produit de deux nombres complexes mis sous cette forme, on a: r1(cosω1 + i.sinω1) . r2(cosω2 + i.sinω2) = r1r2(cos(ω1+ω2) + i.sin(ω1+ω2))
La règle est très facile à retenir:
Dommage qu'il y ait deux règles différentes, une pour les modules, une autre pour les arguments. Pourtant nous connaissons des fonctions qui permettent de transformer un produit en somme et vice-versa. Les logarithmes ont été inventés pour ça ! Comme les modules sont des réels positifs, on pourra donc toujours les écrire sous la forme r = ab (pour l'instant ne choisissons pas encore le nombre a>1) Mais alors une autre idée surgit. Puisque nous avons écrit le module sous forme d'une exponentielle, pourquoi ne pas faire la même chose pour cosω + i sinω ? Nous avons vu le développement en série des fonctions sinus, cosinus, exponentielle; d'une variable réelle bien sûr, mais le calcul avec des complexes ressemble très fort à celui avec les réels. Alors pourquoi ne pas voir se qui se passe. La fonction exponentielle ex ou exp x, possède un développement en série très simple: ![]() Remplaçons x par ix et nous obtenons:
![]() ![]() Nous voyons alors apparaître les développements en série de sinus et cosinus et on peut donc écrire: exp(ix) = cos x + isin x
Une petite remarque: eix n'est un nombre réel que si x est un multiple (entier) de π. D'où la relation remarquable entre le nombre e et le nombre π due à Moivre: Nous voyons ainsi apparaître de manière naturelle le nombre e. Nous choisirons évidemment d'écrire le module r sous la forme ek. z = x + iy = r(cos ω + i sin ω) = ek + iω
N'est-ce pas plus joli ainsi ? |