Les cent louis d'or
Arrangement
: Xavier Hubaut
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1. Un soir étant en diligence, Sur une route entre deux bois, Je branlais avec assurance Une fillette au frais minois J'avais retroussé sa chemise Et mis le doigt sur son bouton Et je bandais malgré la bise, A déchirer mon pantalon Pour un quart d'heure entre ses cuisses Un prince eût donné un trésor, Et moi j'aurais, Dieu me bénisse, J'aurais donné cent louis d'or!
L'illustration est extraite de Chansons Cochonnes Chansons estudiantines traditionnelles adaptées en bandes dessinées par L-M CARPENTIER - MALIK - JIDÉHEM - KOX couleurs LAURENT album 48 pages cartonné couleur format 22-29cm aux éditions Topgame |
2. Las de branler sans résistance, La tête en feu la pine aussi, Je pris sa main quelle indécence! Et la mis en forme d'étui Je jouissais à perdre haleine Je déchargeai, quel embarras! Sa main sa robe en étaient pleines Mais cela ne suffisait pas Sentant rallumer ma fournaise, Je lui dis: " Tiens fais plus encore, Sortons d'ici que je te baise Je te donne cent louis d'or! " 4. Au premier relais sur la route, Nous descendîmes promptement Au cul il faut que je te foute, Ne pouvant te foutre autrement Dans une auberge nous entrâmes, Tout s'y trouvait bon feu, bon lit Brûlant d'amour, nous couchâmes: Je l'enculai toute la nuit Mais pour changer de jouissance, Je lui dis: "Tiens, fais plus encore', Livre ton con et tout d'avance Je te promets cent louis d'or!" 6. Huit jours après cette aventure, J'étais de retour à Paris Ne prenant plus de nourriture Restant tout pensif au logis A la gorge, ainsi qu'à la pine, J'avais, c'était inquiétant, Chancres poilus, on le devine, Et chaude-pisse, en même temps Prenant le parti le plus sage, Je me transportai chez Ricord(1), Qui me dit: "Un tel pucelage, Vous coûtera cent louis d'or!" |
3. La belle alors, toute confuse, Me répondit ingénument: " Pardon Monsieur, si je refuse Ce que vous m'offrez galamment; Car j'ai juré de rester sage Pour mon fi-ancé, mon mari De conserver mon pucelage, Il ne sera jamais qu'à lui " " Tu n'auras pas le ridicule, Dis-je, d'arrêter mon essor, Permets au moins que je t'encule, Je te promets cent louis d'or! " 5. "Je veux bien sans plus de harangue, Dit-elle en me suçant le gland Livrer mon con à votre langue, Pour ne pas trahir mon serment " Aussitôt, placés tête bêche Comme deux amants dans le lit, Avec ardeur, moi je la lèche Pendant qu'elle suce non vit Mais la voyant bientôt pâmée Je puis lui ravir son trésor, Et je me dis, la pine entrée: Je gagne mes cent louis d'or! |
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(1) Le docteur Ph. Ricord, chirurgien et urologue français, et par ailleurs membre de la société chansonnière Le Caveau, peut être considéré comme le père de l'étude de la syphilis; il exerçait comme chirurgien chef à l'Hôpital du Midi.
D'après l'édition des Fleurs du Mâle par le GRACE (1984) Il s'agit d'un pastiche d'une chanson de Pierre Dupont: Les Louis d'or.On trouve la chanson originale dans le tome premier de l'ouvrage intitulé Chants et chansons (poésie et musique) publié en 1851; la mélodie de cette chanson n'a pratiquement pas changé; on comparera avec la partition de l'ouvrage qui vient d'être mentionné ou avec celle des Chants et chansons populaires de la France, vol.2. fasc.63 publié en 1858. Par la suite, dans Le nouveau Parnasse satyrique du dix-neuvième siècle on trouve à la page 216, une Parodie des "Louis d'or" de Pierre Dupont. Les deux premiers couplets nous sont parvenus quasi inchangés, mais le troisième a disparu et a été remplacé par quatre nouveaux couplets: moins de goujaterie (le belle a été payée), mais une sérieuse mise en garde envers les conséquences d'un excès de confiance ! D'après le Professeur Hurdon, on trouve dans Le panier aux ordures un quatrième couplet, non publié dans la Parnasse satyrique:
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