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La romance du quatorze juillet
Harmonisation : Robert Ledent
voir la partition
Chorale de l'ULB:
1. Elle avait ses quinze ans à peine
Quand ell' sentit battr' son coeur
Un beau soir, près du mec Gégène
Marinette a cru au bonheur.
C'était l' jour d' la fêt' nationale
Quand la bombe éclate en l'air
Elle sentit comme une lame
Qui lui pénétrait, dans la chair.
Par devant, par derrière,
Tristement comme toujours,
Sans chichis, sans manières,
Elle a connu l'amour
Les oiseaux dans les branches
En les voyant s'aimer
Entonnèr'nt la romance
Du quatorze juillet.
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L'illustration est extraite de Chansons Cochonnes
Chansons estudiantines traditionnelles
adaptées en bandes dessinées par
L-M CARPENTIER - MALIK - JIDÉHEM - KOX
couleurs LAURENT
album 48 pages cartonné couleur format 22-29cm
Editions Topgame
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2. Mais quand refleurit l'aubépine,
Au premier souffl' du printemps,
Fallait voir la pauvre gamine
Mettre au monde un petit enfant.
Mais Gégène, qu' était à la coule
Lui dit: " Ton goss', moi j' m'en fous!
Si tu savais comm' je m' les roule
A ta plac' moi j' lui tordrais l' cou."
Par devant, par derrière,
Tristement comm' toujours,
Fallait voir la pauvr' mère,
Avec son goss' d' huit jours,
En fermant les paupières
Ell' lui tordit l' kiki
Et dans l' trou des ouatères
Ell' jeta son petit.
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3. Mise au banc de la cour d'assises
Et de c'ui de la société
Ell' fut traitée de fill' soumise
A la veill' du quatorze juillet.
Elle entendait son petit gosse
Qui appelait sa maman
Tandis que le verdict atroce
La condamnait au bagn' pour vingt ans.
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Par devant, par derrière,
Tristement comme toujours,
Elle est mort' la pauvr' mère
A Cayenne un beau jour,
Morte avec l'espérance
De revoir son bébé
Dans la fosse d'aisance
Où ell' l'avait jeté.
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Elle avait ses quinze ans à peine
Quand ell' sentit battr' son coeur
Un beau soir, près du mec Gégène
Marinette a cru au bonheur...
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Cette chanson, d'origine inconnue, est paraît-il, une chanson d'atelier. Voici la version à peine différente, interprétée par le groupe "Les souliers à bascule" (http://souliersabascule.canalblog.com/).
1. Comme ell' n'avait qu' seize ans à peine
Ell' sentit battre son coeur
Un beau jour, Paulot, mon Bébert
La pauvrette avait cru au bonheur.
C'était l' jour d' la fêt' nationale
Ousque la bomb' pète en l'air
Ell' sentit comme un grand coup d' flamme
Un frisson qui pénétrait sa chair.
Par devant, par derrière,
Tristement comme toujours,
Sans chichis, sans manières,
Elle a connu l'amour
Les oiseaux dans les branches
En les voyant s'aimer
Entonnèr'nt la romance
Du quatorze juillet.
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2. Mais quand refleurit l'aubépine,
Au premier souffle du printemps,
Fallait voir la pauvre gamine
Mettre au monde un tout petit enfant.
Mais Bébert, qu' est l' type à la coule
Lui dit: " Ton morpion, moi j' m'en fous!
Tu peux l' fair', moi j' me les roule
A ta plac' je lui tordrais le cou."
Par devant, par derrière,
Tristement comm' toujours,
Fallait voir la pauvr' mère,
Et son goss' de huit jours,
En fermant les paupières
Ell' lui tordit l' kiki
Et dans l' trou des ouatères
Elle a jeté son p'tit.
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3. Mise au banc de la cour d'assises
Comme à c'ui d' la société
Ell' fut traitée de fill' soumise
Au lend'main du quatorze juillet.
En entendant l' verdict atroce
Qui la condamn' au bagn' pour vingt ans.
Elle songeait son pauvre gosse
Qu'ell' ne reverrait plus maintenant
Par devant, par derrière,
Tristement comme toujours,
Elle est mort' la pauvre mère
A Cayenne un beau jour,
Morte avec l'espérance
De revoir son bébé
Dans la fosse d'aisance
Là ousqu'ell' l'avait mis.
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Mentionnons la version assez différente, à connotation très parisienne, chantée par la chorale Cucec de Clermont-Ferrand.
1. Alle avait ses seize ans à peine
All' sentit battre son coeur
Un beau soir, pour le mec Eugène
Marinette a cru au bonheur.
Et le soir d' la fêt' nationale
Quand la bombe s'pète en l'air
All' sentit au contact(e) du mâle
Un frisson lui parcourir la chair.
Par devant, par derrière,
Tristement comme toujours,
En fermant les paupières,
Alle a connu l'amour
Les oiseaux dans les branches
En les voyant s'aimer
Entonnèr'nt la romance
Du quatorze juillet.
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2. Mais quand refleurit l'aubépine,
Au premier jours du printemps,
Hélas, la pauvre gamine
Mit au monde un petit enfant.
Mais l'Ugène, qu'est un mec à la coule
Lui dit: " Ton lardon, j' m'en fous!
Tu l'a fait, maint'nant, j' me les roule
A ta plac', je lui tordrais le cou."
Par devant, par derrière,
Tristement comm' toujours,
Fallait voir la pauvr' mère,
Et son goss' de huit jours,
Sans chichis, sans manières
Alle y a tordu l' kiki
Et dans l' trou des vatères
Alle a jeté son petit.
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3. Mise au banc de la cour d'assises
Comme à c'ui de la société,
La jeun' femm' fut tendre et soumise
Un beau soir du quatorze juillet.
All' croyait entendre son gosse
Qui appelait sa maman
En entendant l' verdict atroce
Qui la condamne au bagn' pour quinze ans.
Par devant, par derrière,
Tristement comme toujours,
Alle est mort' la pauvr' mère
A Cayenne un beau jour,
Morte dans l'espérance
D'entendre son bébé
Lui chanter la romance
Du quatorze juillet.
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Voici une partition publiée en février 1948 dans l'Universitaire médical, journal du cercle de Médecine de l'ULB. On notera l'absence de la moitié du premier couplet !
L'ancien rédacteur de cette revue, Léon Keimeul, s'est prétendu l'auteur de la chanson mais rien ne confirme cette information. La question reste ouverte.
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