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Il faut boire
Harmonisation : Robert Ledent
voir la partition
Chorale de l'ULB:
1. Quand au monde on est venu (bis)
Braillant, suintant et tout nu (bis)
Une voix dit, péremptoire:
Il faut boire, (bis)
Boire et toujours boire
3. Dans nos goussets trop souvent (bis)
Ne résonne que le vent (bis)
Aux frais d'une bonne poire,
5. Tant que nos femmes auront (bis)
Seins jeunes, fermes et ronds (bis)
Lèvr's en feu, prunelles noires,
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2. Toute la vie durant (bis)
A la fête au premier rang (bis)
Pour submerger nos déboires,
4. Sans souci du lendemain (bis)
En attendant l'examen (bis)
Au diplôme aléatoire,
6. Quand la Camarde viendra (bis)
Nous cueillir entre ses bras (bis)
Pour finir gaiement l'histoire,
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Cette chanson est renseignée dès la première édition des Fleurs de Mâle de 1922; l'air mentionné est celui de "Turlurette" !?!
En fait, nous l'avons retrouvée dans le tome premier de l'Album du gai chanteur paru en 1859.
Elle y est attribuée à N(icolas) Brazier (1783-1838) et est certainement antérieure à 1828.
Dans le même ouvrage, il est mentionné qu'elle se chante sur l'air de "Ma tante Urlurette", titre d'une folie-vaudeville de Desaugiers. L'air est plus ancien et figure déjà dans La clé du Caveau sous le n°576.

Le timbre est assez semblable mais le rythme est très différent; vous pouvez en juger mais il nous semble que, l'exception confirmant la règle, il se soit amélioré au cours des ans.
En voici de texte original:
1. Il faut rire à tout moment,
Désaugiers l'a dit gaîment ;
Mais pour rire, il est notoire,
Qu'il faut boire,
Qu'il faut boire,
Boire et toujours boire
3. Dès l'instant que nous naissons,
Vous savez que nous pressons
Un vase blanc comme ivoire ;
Il faut boire,...
5. Quand d'innocentes beautés,
Par pudeur nous ont quilles.
Pour en perdre la mémoire,
Il faut boire,...
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2. J'aime bien à rimer; mais,
Toutes les fois que je mets
Ma plume dans l'écritoire.
Il faut boire,
Il faut boire,
Boire et toujours boire.
4. Si Gros Pierre est mon ami,
C'est qu'en arrivant chez lui,
Il dit, en ouvrant l'armoire
Il faut boire,...
6. Je suis gaî, quand on me sert
Une poire à mon dessert ;
Car, je sais, qu'avec la poire,
Il faut boire,...
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A remarquer qu'actuellement, les deux premiers vers sont bissés.
Citons également une chanson intitulée Mam'zelle Lise, écrite par Van Cleemputte (membre du Caveau, contemporain de Debraux, Nadaud et Protat); elle se chante sur le même air qui semble avoir été fort à la mode.
On la trouve dans le volume 2 des Chansons joyeuses du XIXe siècle.
1. D'puis longternps, j' vous guette en vain
Pour vous voir sortir du bain...
Quelle agréable surprise,
Mam'zell' Lise !
Mam'zell' Lise,
Qu' vous êt's bien sans ch'mise !
4. Vous v'Ià grand' fille à présent. .
Dieu! qu'c'est noir et qu'c'est luisant !
Comm' c'est touffu ! comm' ça frise !
Mam'zell' Lise ! ...
7. Mais tournez-vous donc un peu...
Quel superbe pot·au·feu !
C'est d' Ia fière marchandise,
Mam'zell' Lise ! ...
10. A présent, vous voila bien!
Restez et ne craignez rien...
J' vas réparer ma sottise,
Mam'zell' Lise ! ....
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2. Quels jolis petits tetons !
Qu'ils sont blancs, fermes et ronds !
Vous n'avez pas Ia peau bise,
Mam'zell' Lise !
Mam'zell' Lise,
Qu' vous êt's bien sans ch'mise !
5. Fait's pas semblant d'avoir peur...
Avec un' barb' de sapeur !
Est-c' que Ia crainte est permise,
Mam'zell' Lise ! ...
8. Restez, restez comm' vous v'la;
J'aime assez c'te postur' la !
Permettez que j' m‘introduise,
Mam'zell' Lise ! ...
11. V'la qu' ça part ! Et vite ! et tôt !
Faut qu' chacun pay' son écot I
Allons, pas d' fainéantise,
Mam'zell' Lise ! ...
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3. Mais mon oeil, un peu plus bas,
Découvre d'autres appas
Qui méritent qu'on les prise,
Mam'zell' Lise ! etc.
Mam'zell' Lise,
Qu' vous êt's bien sans ch'mise !
6. La parur' ne va jamais
Qu'aux fill's qui n'ont pas d'attraits;
Comm' ça, je vous trouv' bien mise,
Mam'zell' Lise ! ...
9. Comm' c'est chaud, comm' c'est étroit !
Tiens! j' me suis trompé d'endroit !
J'ai fait un' famous' bêtise,
Mam'zell' Lise ! ...
12. J' vois que vous y prenez goût,
Mais je n' tir' jamais qu‘un coup.
J' suis facbé qu' ça vous défrise,
Mam'zell' Lise ! ...
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Plantons la vigne
Air folklorique de Champagne
Harmonisation : Robert Ledent
voir la partition
Chorale de l'ULB:
voir également la version canadienne
1. Plantons la vigne,
La voilà la jolie vigne
Vigni, vigna, vignons le vin,
La voilà la jolie vigne au vin,
La voilà la jolie vigne.
5. De cueille en hotte,...
7. De presse en cuve,...
9. De tonne en cave,...
11. De cruche en verre,...
13. De gueule en panse,...
15. De pisse en terre,...
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2. De vigne en feuille,...
3. De feuille en grappe,...
4. De grappe en cueille,...
6. De hotte en presse,...
8. De cuve en tonne,...
10. De cave en cruche,...
12. De verre en gueule,...
14. De panse en pisse,...
16. De terre en vigne,...
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32 Chansons à boire, éd.Grimaud
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Cette chanson, fort ancienne, se chante traditionnellement le 22 janvier jour de la Saint Vincent, patron des vignerons. C'est Aristide Bruant qui la mit à la mode dans les cabarets de la butte Montmartre.
Le texte des couplets, ainsi que leur nombre, est variable.
Fort populaire, la chanson a été harmonisée au XVIe siècle, sous des formes différentes, par plusieurs compositeurs, notamment par Claudin de Sermisy et Roland de Lassus. Les premiers couplets (de la version de Lassus) en sont :
O vin en vigne
Gentil joly vin en vigne
Vignon, vigna, vigne sur vigne.
Et dehet dehet,
Et gentil joly vin en vigne.
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O vin en grappe
Gentil joly vin en grappe F
Grapin, grapa, grappe sur grappe.
Et dehet dehet,
Et gentil joly vin en grappe.
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Vous pouvez également voir la partition de la version de Sermisy .
D'après Aux sources des chansons populaires de Martine David et Anne-Marie Delrieu et
French chansons for three voices de Courtney S. Adams.
On trouve, comme dans toute chanson répétitive, beaucoup de variantes. Mentionnons-en une:
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1. De cep en terre
La voilà, la jolie terre
Terri, terrons, terrons le vin,
La voilà, la jolie terre au vin
La voilà la jolie terre !
4. De fleur en grappe
7. De hotte en presse
10 . De tonne en broc-que
13. De gueule en ventre
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2. De terre en vigne
La voilà, la jolie vigne
Vigni, vignons, vignons le vin
La voilà, la jolie vigne au vin,
La voilà la jolie vigne !
5. De grappe en cueille
8. De presse en cuve
11. De broc-que en verre
14. De ventre en terre
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3. De vigne en fleur,
La voilà la jolie fleur,
Fleuri, fleurons, fleurons le vin
La voilà la jolie fleur au vin,
La voilà la jolie fleur !
6. De cueille en hotte
9. De cuve en tonne
12. De verre en gueule
15. Plantons la vigne
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Le cycle du vin
Retour à la version européenne
1. De terre en pousse,
La voilà la jolie pousse,
Poussi, pousso, poussons le vin,
La voilà la jolie pousse au vin,
La voilà la jolie pousse.(bis)
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2. De pousse en branche,...
4. De grappe en hotte,...
6. De cuve en tonne,...,
8. De cruche en verre,...
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3. De branche en grappe,...
5. De hotte en cuve,...
7. De tonne en cruche,...
9. De verre en bouche,...
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Cette vieille chanson, dont l'origine se perd dans la nuit des temps, est bien présente chez nos amis canadiens. Les étapes varient parfois, mais la fin est toujours la même.
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La bière
Paroles et musique: A. Clesse
Harmonisation : Xavier Hubaut
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1. Elle a vraiment d'une bière flamande
L'air avenant, l'éclat et la douceur.
Joyeux Wallons, elle nous affriande
Et le faro(1) trouve en elle une sœur.
2. Voyez là-bas la kermesse en délire:
Les pots sont pleins, jouez ménétriers !
Quels jeux bruyants et quels éclats de rire :
Ce sont encor des Flamands de Teniers !,
4. Quand leurs tribuns, à l'attitude altière,
Faisaient sonner le tocsin des beffrois,
Tous ces fumeurs, tous ces buveurs de bière,
Savaient combattre et mourir pour leurs droits
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À plein verre, mes bons amis,
En la buvant, il faut chanter la bière
À plein verre, mes bons amis,
Il faut chanter la bière du pays !
3. Aux souverains, portant tout haut leurs plaintes,
Bourgeois jaloux des droits de la cité,
Nos francs aïeux, tout en vidant leur pinte,
Fondaient les arts avec la liberté.
5. Belges, chantons à ce refrain à boire,
Peintres, guerriers qui nous illustrent tous,
Géants couchés dans leur linceul de gloire,
Vont s'éveiller, pour redire avec nous :
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6. Salut à toi, bière limpide et blonde !
Je tiens mon verre et le bonheur en main :
Ah! J'en voudrais verser à tout le monde,
Pour le bonheur de tout le genre humain
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(1) Le faro, bière typiquement bruxelloise, était à l'origine un coupage de lambic trop acide avec de la "bière de mars". Par la suite, tout comme Dom Pérignon ajoutait du sucre à un mélange de (mauvais) vins blancs, le faro est devenu l'addition de sucre candi à un mélange de lambics de différentes années. Cet ajout provoque une nouvelle fermentation et donne au faro sa teinte rousse.
Le lambic résulte d'un mélange d'orge et de froment dans de l'eau chaude. Apès filtrage et addition de houblon, ce mélange est porté à ébullition. Ensuite le moût, refroidi, est mis dans de larges cuves pour fermenter spontanément grâce à la présence dans l'air de bacilles propres à la région bruxelloise. Enfin, il est mis en futs. Après vieillissement, le lambic sert de base à la gueuze, et au faro.
Le véritable faro a pratiquement disparu. Autrefois il était vendu à la cruche, parce que la fermentation vigoureuse rendait sa mise en bouteille hasardeuse.
Voici l'une d'une des rares chansons consacrées à la bière. Rien d'étonnant à cela; notre folklore paillard vient essentiellement de France où le vin était, autrefois, préféré à la bière.
Nous vous présentons la partition et les paroles de La Bière publiée en 1866 dans les Chansons d'Antoine Clesse.
Antoine Clesse est également l'auteur d'une chanson intitulée Le père Faro .
Signalons qu'il existe une chanson inédite relative à la gueuze, mélange (sans ajout de sucre) de lambics d'âges différents. Elle est intitulée La gueuze, champagne de Bruxelles; les paroles sont de René Dhelmet et la musique de Jo Beider, pseudonyme de Octave Grillaert.
1. Dans tous les cafés de notre beau pays
La gueuze est la jouvence de l'amitié
Comm' le vin, elle dissipe notre ennui
Et nous remplit de bonheur et de gaité.
2. Si vous voulez faire un goûter savoureux
En mangeant une tartine au fromage blanc
Vous l'arroserez du breuvage onctueux
Qui lui donnera à coup sur du piment.
3. Toute la journée à n'importe quelle heure
C'est une boisson qui caresse le palais
Dans notre verre, elle met de la bonne humeur
Quand on la déguste ensemble à petits traits.
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1. La gueuze et la Kriek Bell' Vue,
Ces bières des fins connaisseurs
Toujours fraiches et bienvenues
Versent la joie dans les coeurs.
La gueuze et la Kriek Bell' Vue,
Qu'on aime en toutes saisons
Toujours fraiches et bienvenues
Qu'on boit à chaque occasion.
2. La gueuze, champagne de Bruxelles
Qu'on fabrique chez Cantillon
Toujours fraiche et naturelle
Qu'on boit avec dévotion.
La gueuze, champagne de Bruxelles
Qu'on aime en toutes saisons
Toujours fraiche et naturelle
Qu'on boit à chaque occasion.
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On s'étonnera de la présence de deux refrains différents. En fait, le premier était destiné à la brasserie industrielle qui produit la gueuze et la kriek Bellevue et le second à la brasserie Cantillon (Musée de la Gueuze). Cette dernière perpétue la tradition de la véritable gueuze obtenue par fermentation spontanée. Il semble que cette fermentation soit due à la présence, dans l'air de la vallée de la Senne, d'un bacille spécifique.
Vous pouvez écouter cette chanson et voir sa partition.
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La Bourguignonne
Harmonisation : Robert Ledent
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Chorale de l'ULB:
1. C'est dans une vigne
Que j'ai vu le jour;
Ma mère était digne
De tout mon amour.
Depuis ma naissance
Elle m'a nourri,
En reconnaissance
Mon cœur la chérit.
3. Madère et champagne
Approchez un peu!
Et vous, vins d'Espagne
Malgré tous vos feux.
Amis de l'ivrogne
Réclamez vos droits;
Devant la Bourgogne,
Saluez trois fois!
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Joyeux enfant de la Bourgogne
Je n'ai jamais eu de guignon,
Quand je vois rougir ma trogne
Je suis fier d'être Bourguignon!

32 Chansons à boire, éd.Grimaud
5. Je veux qu'on enterre,
Quand je serai mort,
Près de moi un verre
Empli jusqu'au bord.
J' veux êtr' dans ma cave
Tout près de mon vin,
Dans un' pose grave
Le nez sous l' robin.
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2. Toujours la bouteille
A côté de moi,
Buvant sous la treille,
Plus heureux qu'un roi.
Jamais je n' m'embrouille
Car chaque matin,
Je me débarbouille
Dans un verr' de vin.
4. Ma femme est aimable
Et sur ses appas;
Quand je sors de table
Je ne m'endors pas.
Je lui dis "Mignonne,
Je plains ton destin".
Mais ma Bourguignonne
Jamais ne s'en plaint.
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Cette très ancienne chanson des vignerons bourguignons est une ode à leur belle région et à ses richesses infinies. Elle existe depuis au moins 1712 et son timbre serait celui du Petit vin d'Argenteuil. Par la suite, elle a erronément été attribuée à Henry Pary (1831) qui l'avait remis au goût du jour.
Entre les deux guerres, elle figurait au répertoire du célèbre caveau des "Oubliettes Rouges".

Le texte original commencerait par "Au sein (ou au pied) d'une vigne"; le texte des deuxième et troisième couplets a été respecté; le quatrième semble apocryphe. Quant au dernier on trouve une jolie variante.
Puisque tout succombe,
Un jour je mourrai
Jusque dans la tombe
Toujours je boirai
Je veux qu'en la cave
Où sera mon corps,
On y mette un verre
Rempli jusqu'au bord.
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Cette chanson a été interprétée, entre autres, par les Quatre Barbus et par Jacques Douai.
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Ah! Que nos pères étaient heureux
Chant traditionnel de Haute-Bourgogne
Harmonisation : Robert Ledent
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Chorale de l'ULB:
1. Ah! que nos pèr's étaient heureux (bis)
Quand ils étaient à table,
Le vin coulait à flot pour eux (bis)
Ce leur était fort agréable
|
Et ils buvaient à leurs tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu!
Bien autrement que nous, morbleu!
Bien autrement que nous.
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32 Chansons à boire, éd.Grimaud
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2. Ils n'avaient ni riches buffets (bis)
Ni verres de Venise,
Mais ils avaient des gobelets (bis)
Aussi grands que leur barbe grise
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3. Ils ne savaient ni le latin (bis)
Ni la théosophie,
Mais ils avaient le goût du vin (bis)
C'était là leur philosophie,
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4. Quand ils avaient quelque chagrin (bis)
Ou quelque maladie,
Ils plantaient là le médecin (bis)
L'apothicair', sa pharmacie
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5. Et quand le petit dieu Amour (bis)
Leur envoyait quelque donzelle,
Sans peur, sans feinte et sans détour (bis)
Ils plantaient là la demoiselle
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6. Celui qui planta le provin (bis)
Au beau pays de France,
Dans l'éclat du rubis divin (bis)
A fait jaillir notre espérance
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Amis buvons à nos tonneaux
Comme des trous
Comme des trous, morbleu!
L'avenir est à nous, morbleu!
L'avenir est à nous.
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Selon Thierry Decruzy (qui précise que l'auteur est inconnu !) ce chant serait de création récente, de la fin du XIXe siècle.
D'après Club acacia (2008)
Mais on trouve aussi: Cette chanson appartiendrait à la tradition du XVIIIe siècle.
D'après Diapason Turquoise des éditions d'Ile-de-France (2004)
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Chevaliers de la table ronde
Harmonisation : Robert Ledent
voir la partition
Chorale de l'ULB:
1. Chevaliers de la table ronde,
Goûtons voir si le vin est bon;
| } | (bis) |
Goûtons voir, oui, oui, oui,
Goûtons voir, non, non, non,
Goûtons voir si le vin est bon.
4. Et s'il en reste quelques gouttes,
Ce sera pour nous rafraîchir;
Ce sera, oui, oui, oui...
6. Si c'est lui, que le diabl' l'emporte
Car il vient troubler mon plaisir;
Car il vient, oui, oui, oui...
8. Les deux pieds contre la muraille
Et la tête sous le robin;
Et la tête, oui, oui, oui...
|
2. J'en boirai cinq à six bouteilles,
Une femme sur les genoux;
Une femme, oui, oui, oui...

32 Chansons à boire, éd.Grimaud
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3. Et si le tonneau se débonde,
J'en boirai jusqu'à mon loisir;
J'en boirai, oui, oui, oui...
5. Mais voici qu'on frappe à la porte
Je crois bien que c'est le mari;
Je crois bien, oui, oui, oui...
7. Si je meurs, je veux qu'on m'enterre
Dans une cave où y a du bon vin;
Dans une cave, oui, oui, oui,...
9. Et mes os, de cette manière
Resteront, imbibés de vin;
Resteront, oui, oui, oui...
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10. Et les quatre plus grands ivrognes
Porteront les quatr' coins du drap;
Porteront, oui, oui, oui...
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11. Sur ma tomb', je veux qu'on inscrive
Ici gît le roi des buveurs;
Ici gît, oui, oui, oui...
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12. La morale de cette histoire
Est qu'il faut boire avant d' mourir;
Est qu'il faut, oui, oui, oui...
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Cette chanson, relativement récente, est inspirée d'une ancienne chanson régionale La Femme ivrogne (1749) en patois de Bresse; on y trouve le couplet:
Si je meurs, je veux qu'on m'enterre
Dans une cave où est le vin;
Les pieds contre la muraille
Et la tête sous le robin
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Ce couplet est amplifié dans Les Chevaliers de la Table ronde, parfois appelé Le Testament de l'ivrogne.
D'après Aux sources des chansons populaires de Martine David et Anne-Marie Delrieu.
Toutefois la chanson est certainement plus ancienne car la forme est celle d'une chanson en laisse, ce qui la daterait du Moyen âge. On la retrouve sous différents titres, en particulier La maladie de la fille ivrogne.
Elle figure dans le volume 4 du Nouveau recueil de chansons choisies publié en 1729. L'air mentionné est totalement différent de celui chanté actuellement.
La voici dans son intégralité avec l'orthographe de l'époque:
Catherine s'est coeffée
Elle en est au lit malade
|
De six bouteiles de Vin.
Il lui faut le Médecin.
|
Tin-tin-tin-tin-re-lin-tin-tin.
|
Elle en est au lit malade
Le Medecin la visite,
|
Il lui faut le Médecin.
Lui a défendu le Vin.
|
Tin-tin-tin-tin-re-lin-tin-tin.
|
... Oh ! va-t'en à tous les Diables
... Si je meurs que l'on m'enterre
... Les deux pieds contre la muraille,
... On dira que Catherine
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Vilain Chien de Medecin. ...
Dans la cave ou est le Vin. ...
La tête sous le robin. ...
A fait une bonne fin. ...
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On remarque que le héros de la chanson est une héroïne ! Il s'agit de Catherine et dans d'autres versions, on trouve Marguerite ou Mathurine.
On trouve à l'heure actuelle d'autres couplets et notamment le couplet 5 où l'on chante "Je crois bien que c'est le mari". Dans de plus anciennes versions, on trouve "Je crois bien que c'est mon mari". Cela laisse supposer que ces couplets ont fait partie de la chanson qui avait pour sujet la maladie de la fille ivrogne ou, tout simplement, la femme ivrogne.
Une dernière remarque: dans l'ouvrage de 1729, cette chanson est classée dans une rubrique intitulée Rondes de table. Serait-ce l'incompréhension de cette expression, qui est à l'origine de l'intervention des chevaliers de la table ronde ?
Dans un tout autre ordre d'idées, la Suisse n'est pas en reste.
Elle a également recueilli cette chanson dans une version un rien "machiste", mais fort amusante.
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1. Mes amis de la table ronde,
Dites-moi si le vin est bon ?
| } | (bis) |
Dites-moi, oh oui oui oui !
Dites-moi, oh non non non !
Dites-moi si le vin est bon
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2. J'en boirai cinq à six bouteilles
Pour ne plus penser qu'à l'amour.
Pour ne plus, oh oui ...
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3. Ce n'est pas de l'affaire aux filles
De courir après les garçons.
De courir, oh oui .... etc.
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4. Ce n'est pas de l'affaire aux femmes
De gronder toujours leurs maris.
De gronder, oh oui .... etc.
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5. Ce n'est pas de l'affaire aux hommes
De rentrer toujours à minuit.
De rentrer, oh oui .... etc.
7. Si c'est lui que le diable l'emporte,
Je n'veux pas rentrer avec lui.
Je n'veux pas, oh oui .... etc.
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6. Ecoutez, on frappe à la porte,
Je ne sais si c'est le guet d'nuit.
Je ne sais, oh oui .... etc.
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Voir également la notice relative à Valentin.
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Valentin
Harmonisation : Robert Ledent
1. Valentin se mit à boire
Cinq à six bouteilles de vin
Le lend'main tombit malade
Fit venir le médecin
2. Voila le méd'cin venu
Il lui suspendit le vin
"J'en ai bu toute ma vie,
J'en boirai jusqu'à demain"
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Ah! ah! Valentin,
Qu'on nous verse à boire, à boire,
Ah! ah! Valentin,
Qu'on nous verse à boire du vin.
3. Si je meurs, que l'on m'enterre
Dans la cave où est le vin,
Le robinet à la bouche
Et la cruche dans la main
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Une chanson bien intéressante, certainement fort ancienne, dont nous n'avons pas encore retrouvé la trace. C'est la version masculine de La maladie de la fille ivrogne.
Elle est très proche de La vieille Mathurine, une chanson folklorique du Finistère qui figure dans le tome 4 du Recueil de chansons populaires de Rolland.
C'est la vieille Mathurine
Qui a tant aimé le vin;
Elle a été si malade
Qu'il lui faut un médecin
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Tintin, tirlitintine,
Tintin, tirlitintin.
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Le médecin lui ordonne
De ne plus boire de vin.
"J'en ai bu toute ma vie,
J'en boirai jusqu'à la fin"
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Si je meurs, que l'on m'enterre
Dans la cave où est le vin;
Les pieds contre la muraille
La tête sous le robin
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Qu'on inscrive sur ma tombe
En caractères très fins:
C'est la vieille Mathurine
Qui a tant aimé le vin !
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On trouve une chanson analogue provenant du Nivernais intitulée La maladie de Marguerite citée par Achille Millien dans le volume 3 de Chants et chansons populaires, ed. Ernest Leroux, Paris, 1910. C'est non plus Mathurine, mais à présent Marguerite qui a besoin d'un médecin. V'là le médecin qui arrive, En perruque et souliers fins, ... et le conseil est le même !
Une chanson très proche La femme ivrogne est également citée par Albert Udry dans Les vieilles chansons du Forez, Saint-Etienne, 1933; le Forez est une région située dans le Centre (Loire et Puy de Dôme).
Signalons toutefois que le timbre de ces deux dernières chansons est totalement différent.
D'après Claude Rassatet recherches personnelles.
Voir également les commentaires de Chevaliers de la table ronde.
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