V'là l'bon vent, v'là l'joli vent
V'la l' bon vent:
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1. Derrièr' chez nous y a t'un étang, (bis) Il n'est pas larg' comme il est grand . V'là l'bon vent, v'là l'joli vent, V'là l'bon vent, ma mie m'appelle. V'là l'bon vent, v'là l'joli vent, V'là l'bon vent, ma mie m'attend. 2. Il n'est pas larg' comme il est grand (bis) Trois beaux canards s'en vont nageant 3. Trois beaux canards s'en vont nageant (bis) Y en a deux noirs, n'y en a un blanc 4. Y'en a deux noirs, n'y en a un blanc (bis) Le fils du roi s'en va chassant 6. Avec son beau fusil d'argent (bis) Vise le noir et tue le blanc 8. Par dessous l'aile il perd son sang (bis) Par les yeux lui sort des diamants 10. Et par le bec l'or et l'argent (bis) O fils du roi tu es méchant 12. D'avoir tué mon canard blanc (bis) Tu me le paieras cinq cents francs 14. Que ferons-nous de cet argent (bis) Nous ferons bâtir un couvent 16. Pour mettr' les fill's de dix-huit ans (bis) Et les garçons de vingt-cinq ans |
![]() 32 Chansons à boire, éd.Grimaud 5. Le fils du roi s'en va chassant (bis) Avec son beau fusil d'argent 7. Vise le noir et tue le blanc (bis) Par dessous l'aile il perd son sang 9. Par les yeux lui sort des diamants (bis) Et par le bec l'or et l'argent 11. O fils du roi tu es méchant (bis) D'avoir tué mon canard blanc 13. Tu me le paieras cinq cents francs (bis) Que ferons-nous de cet argent 15. Nous ferons bâtir un couvent (bis) Pour mettr' les filles de dix-huit ans |
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On trouve une variante de cette très ancienne chanson canadienne. Le dernier couplet est remplacé par :
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Aux oiseaux
Gaston Stello:
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1. Près de la vill' de Dijon, La belle digue dig' la belle digue don, Il y avait un' fontaine, La digue don daine. Il y avait un' fontaine, Aux oiseaux, aux oiseaux ! 3. Passa tout un bataillon, La belle digue, die' la belle digue don, Qui chantait à perdre haleine, La digue don daine. Qui chantait à perdre haleine, Aux oiseaux, aux oiseaux ! 5. Marjolaine qu'avez-vous donc? La belle digue dig, la belle digue don, J'ai vraiment beaucoup de peine, La digue don daine. J'ai vraiment beaucoup de peine, Aux oiseaux, aux oiseaux ! |
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2. Près d'elle un bien beau tendron, La belle digue die' la belle digue don, Pleurait comme un' madeleine, La digue don daine. Pleurait comme un' madeleine, Aux oiseaux, aux oiseaux ! 4. Comment vous appelle-t-on ? La belle digue dig'la belle digue don, Je me nomme Marjolaine, La digue don daine. Je me nomme Marjolaine, Aux oiseaux, aux oiseaux ! 6. Paraît que tout l' bataillon, La belle digue dig' la belle digue don, Consola la Marjolaine, La digue don daine. Consola la Marjolaine, Aux oiseaux, aux oiseaux ! |
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Cette fort ancienne chanson folklorique a fait l'objet de divers enregistrements: celui que nous vous présentons date des environs de 1930 et est dû à Gaston Stello qui eut son heure de célébrité dans divers cabarets, le Chat Noir, le Lapin à Gill, ... Elle a été reprise vers 1950 par Raymond Souplex. Signlons que sa mélodie a servi de support publicitaire à une célèbre moutarde... de Dijon ! |
Les godillots sont lourds
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1. Là-haut sur la colline est un joli moulin,(bis) Le meunier qui l'habite est un joli blondin. (bis)
2. Arrive un' bonne vieill' pour y fair' moudr' son grain, (bis) Pour vous ma bonne vieille mon moulin n' tourn' pas bien. (bis) 3. Envoyez-moi votr' fill' demain de grand matin, (bis) Le lendemain arrive la fill' d'un air mutin. (bis) 4. Le meunier la renverse sur un grand sac de grain, (bis) La bell' s'est endormie au tic-tac du moulin. (bis) 5. Réveillez-vous la belle car votre sac est plein, (bis) Qu'aurais-je pour ma peine ? dit le meunier calin 6. Ah ! que va dir' ma mère en voyant mon sac si plein, (bis) Y en a plein la mesure et puis plein mes deux mains. 7. Tu lui diras la belle qu' c'est l' tic-tac du "moulin ", (bis) Qui fait grossir le ventre et arrondir les seins., (bis) 8. Au bout d' neuf mois à peine arrive un p'tit blondin, (bis) Ayant sous la bedaine un tout petit "moulin ". (bis) |
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Voici une bien curieuse chanson. L'histoire d'une fille qui va au moulin, histoire somme toute assez banale (sans jeu de mots ). Mais cette chanson est assortie d'un refrain totalement incongru; que viennent y faire ces lourds godillots ? et de plus pourquoi dans un sac (de farine peut-être ?). En fait, cette chanson semble être la fusion des couplets d'une chanson et du refrain d'une autre. On trouve parfois des variantes avec des couplets qui semblent appartenir à une chanson de marche, ce qui justifierait la présence de ces lourds godillots:
D'autre part, l'histoire da la fille et du meunier du moulin est un schéma très classique que l'on retrouve déjà au XVe siècle; il s'agit alors de "Penotte" qui "sen va au moulin Dessus son asne Baudouyn". Elle se retrouve dans bien d'autres chansons folkloriques; dans certaines variantes de cette très populaire chanson on apprend que la fille s'appellerait Rosette et le meunier Jean-Pierre. Parfois encore, elle reste anonyme. En 1536, dans La Couronne et Fleur des chansons à troys, publié à Venise on trouve:
D'après Marianne et son âne Martin, si n'en parlions ? par Michèle Cardé-Valière Nous avons également retrouvé une chanson analogue dans Airs de Cour publié en 1607: La belle s'en va au moulin. En 1614, on trouve une version légèrement différente dans La Fleur de toutes les plus belles chansons.Elle s'est répandue par toute les régions de France sous des titres différents Quand Marion va-t-au moulin dans l'Anjou, La Belle et son Ane mangé au Moulin dans le Nivernais. Remarquons que l'histoire de l'âne mangé par le loup est évidemment à double sens. Parfois certaines versions enfantines édulcorées portent le titre Marianne s'en va-t-au moulin. Outre-mer, au Canada, elle porte également ce nom. L'encyclopédie de la musique au Canada la décrit ainsi: Cette chanson folklorique raconte sur un rythme plein d'entrain l'aventure de Marianne : son âne attaché derrière le moulin est mangé par un loup et le meunier lui paie un autre animal. À son retour, Marianne explique à son père que le jour de la Saint-Michel, les ânes changent de poil. Vous pouvez écouter ci-dessous une fort ancienne interprétation chantée par Arthur Lapierre en 1928. Parmi les multiples variantes, voici la forme actuelle de cette très ancienne chanson qui date au plus tard de 1607 ! Marianne s'en va-t-au moulin Arthur Lapierre:
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Encore un p'tit verre de vin
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Encore un p'tit verre de vin, Pour nous mettre en route Encore un p'tit verre de vin, Pour nous mettre en train Ceux qui voudront sen aller s'en iront Ceux qui voudront rester resteront. |
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1. Nous partons en ballade, A la fête d'Argenteuil, ah, ah ! Le. p'tit bleu camarade, Va nous taper dans l'oeil, ah, ah ! Vous êtes comm' moi sans doute, Avant de fair' la malle, ah, ah ! Je cass'rais bien une croûte, En buvant un guindal. 3. Dans ce soir de ripaille, Deux copains sont tombés, ah, ah ! Mais avant qu'ils s'en aillent, L'un d'eux s' met à crier: ah, ah ! Allez la tenancière, Apportez le litron, ah, ah ! Un goutte, c'est la dernière, Ma vieille, et nous partons. |
2. Mon vieux propriétaire, Est l' modèle du quartier, ah, ah ! Jamais d' ses locataires, Y n'augmente le loyer, ah, ah ! Le dimanche il nous mène, Tous chez le marchand d' vin, ah, ah ! Et chante à perdre haleine, Avec nous ce refrain : 4. Je suis matérialiste, Et avant qu'il fass' jour, ah, ah! Je dois à l'improviste, Retrouver mes amours, ah, ah ! Adieu les camarades, Mais avant d' nous quitter, ah, ah! Je vous offre une rasade, Voulez-vous accepter : |
Ma vigne est un arbre divin
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Bon Français quand je vois mon verre, Plein de son vin couleur de feu, Je songe en remerciant Dieu, Qu'ils n'en ont pas, qu'ils n'en ont pas dans l'Angleterre. |
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1. Cette côte à l'abri du vent, Qui se chauffe au soleil levant, Comme un vert lézard, c'est ma vigne. Le terrain en pierre à fusil, Résonne et fait feu sous l'outil, Le plan descend en droite ligne, Du fin bourgeon qui fut planté, Par notre bisaïeul Noé. 3. La cave où mon vin est serré, Est un vieux couvent effondré, Voûté comme une vieille église, Quand j'y descends je marche droit. De mon vieux vin je bois un doigt... Un doigt... deux doigts... et je me grise. A moi le mur !... et le pilier !... Je ne trouve plus l'escalier. |
2. Au printemps ma vigne en sa fleur, D'une fillette a la pâleur, L'été c'est une fiancée, Qui fait craquer son corset vert. A l'automne tout s'est ouvert, C'est la vendange et la pressée, En hiver pendant son sommeil, Son vin remplace le soleil. 4. La vigne est un arbre divin, La vigne est la mère du vin. Respectons cette vieille mère, La nourrice de cinq mille ans, Qui pour endormir ses enfants, Leur donne à téter dans un verre. La vigne est mère des amours, O ma Jeanne, buvons toujours. |
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