1. Trois orfèvres, à la Saint Eloi
S'en allèr'nt dîner chez un autre orfèvre;
Trois orfèvres, à la Saint Eloi
S'en allèr'nt dîner chez un autr' bourgeois
Ils ont baisé toute la famille:
La mère aux tétons, le père au cul, la fille au con.
2. La servante qui avait tout vu,
Leur dit: "Foutez-moi votre pine aux fesses";
La servante qui avait tout vu,
Leur dit: "Foutez-moi votre pine dans l' cul".
Ils l'ont baisée debout sur un' chaise,
La chaise a cassé, ils sont tombés sans débander.
4. Les orfèvres, chez le pâtissier
Entrèr'nt pour manger quelques friandises;
Les orfèvres, chez le pâtissier,
Par les p'tits mitrons se fir'nt enculer.
Puis retirant leurs pin' plein's de merde
Ils ont sucé ça en guis' d'éclairs au chocolat.
6. Les orfèvres, pour voir les rastas,
S'en fur'nt chez Vachett', café des p'tit's vaches;
Les orfèvres, pour voir les rastas,
S'en fur'nt chez Vachett', café d' ces gens là.
Très excités par un gros Bulgare
Pour voir son anus ils ont mis c't enculé à nu.
Relevez, belles, votre blanc jupon,
Qu'on vous voie le cul, qu'on vous voie les fesses,
Relevez, belles, votre blanc jupon,
Qu'on vous voie le cul, qu'on vous voie le con!
3. Les orfèvres, non contents de ça
Montèr'nt sur le toit pour baiser Minette:
Les orfèvres, non contents de ça,
Montèr'nt sur le toit, pour baiser le chat:
" Chat, petit chat, chat, tu m'égratignes,
Petit polisson, tu m'égratignes les roustons!"
5. Les orfèvres, chez le pèr' Balzar,
S' sont foutus des d'mis à travers la gueule;
Les orfèvres, chez le pèr' Balzar,
Pour mieux pisser, retirèr'nt leur falzar.
Le pèr' Balzar, voyant leurs bit's immond's,
S'écria: " Je vais faire un' salad' de cervelas "
7. Les orfèvres, au son du canon,
Se retrouveront tous à la frontière;
Les orfèvres, au son du canon,
En guis' de boulets, lanc'ront des étrons.
Bandant tous ainsi que des carmes,
A grands coups de vits repousseront les ennemis.
Eloi (588-659), évêque de Noyon et principal conseiller de Dagobert, apprit le métier d'orfèvre et devint, par la suite, leur saint patron.
Dans l' Anthologie Hospitalière et latinesque, on trouve quelques variantes:
Ils ont baisé toute la famille :
La mère en tétons,
La père en cul, la fille en con.
ou bien encore:
La servante, qui avait tout vu,
Leur dit : " Foutez-moi vot' pin' dans les fesses "
La servante, qui avait tout vu,
Leur dit : " Foutez-moi votre pin' dans le cul "
Le petit chat leur graphigne les roustons; orthographe peu courante pour le verbe "graf(f)igner".
Dans le dernier couplet on apprend que: " Ici, le premier vers du refrain se chante sur l'air de La Marseillaise et le reste comme précédemment ; puis l'on reprend le refrain une seconde fois en chantant le premier vers sur l'air de l'Hymne Russe."
Signalons également Le père Capucin, à ne pas confondre avec celui de Gustave Nadaud, qui devait habiter non loin des trois orfèvres.
Père capucin
1. Il était un moine, père Capucin,
Qui confessait la fille d'un marchand de bière,
Il était un moine, père Capucin,
Qui confessait la fille d'un marchand de vin.
Il a foutu le père en fesses,
La mère en tétons.
Le fils en cul, la fille en con.
2. Mais la servante, qu'avait tout vu,
Lui dit : "Foutez-moi je suis chaud' comme braise."
Mais la servante, qu'avant tout vu,
Lui dit : "Foutez-moi votre pine dans l' cul. "
Comme il la foutait sur une cimaise.
La servante, ma foi,
S'en trouva fort aise.
Relevez, belles, votre blanc jupon,
Qu'en levant le nez, l'on vous voie les fesses ;
Relevez, belles, votre blanc jupon,
Qu'à deux doigts du cul, l'on vous voie le con !
3. Mais le maudit moine, non content de çà,
Monta sur le toit pour enculer Minette,
Mais le maudit moine, non content de çà,
Monta sur le toit pour enculer le chat.
" Maudite bête, tu m'égratignes ;
Petit polisson,
Tu m'arraches les roustons ! "
En 1985, dans une de ses chansons posthumes, La légion d'honneur, Georges Brassens, qui l'avait refusée, écrit :
Et maintenant qu'il porte cette croix,
Proférer : "Merde", il n'en a plus le droit.
Car ça la fout mal de mettre à ses lèvres
De grand commandeur des termes trop bas,
D' chanter l' grand vicaire et les trois orfèvres.
La légion d'honneur ça pardonne pas.
1. Trois orfèvres, à la Saint Eloi
S'en allèr'nt dîner chez un autre orfèvre;
Trois orfèvres, à la Saint Eloi
S'en allèr'nt dîner chez un autr' bourgeois
Ils ont salué toute la famille:
La mèr' Madelon, le père August', la fill' Suzon.
2. La servante de la maison,
Leur dit: "Moi aussi j'ai de belles tresses";
La servante de la maison,
Leur dit: "Moi aussi, j'ai des cheveux blonds".
C'était bien vrai, mais pas aussi blonds
Qu' ceux d' la mèr' Madelon, du père August', d' la fill' Suzon.
Qu'elle était bell', la jolie Suzon,
Avec ses beaux yeux, avec ses bell's tresses,
Qu'elle était bell', la jolie Suzon,
Avec ses beaux yeux, avec ses ch'veux blonds!
3. Les orfèvres, après le repas,
Montèr'nt sur le toit pour pour voir les étoiles
Les orfèvres, après le repas,
Montèr'nt sur le toit, pour chercher le chat:
" Chat, petit chat, chat, tu m'égratignes,
Grand coquin de chat, tu m'égratignes arrête-toi"
J' n' vais plus plaire à la bell' Suzon,
Avec ses beaux yeux, avec ses bell's tresse,
J' n' vais plus plaire à la bell' Suzon,
Avec ses beaux yeux, avec ses ch'veux blonds!
Dans son recueil "Succès musette", Raymond Boisserie entonne le très innocent refrain:
Trois orfèvres, à la Saint Eloi
S'en allèr'nt dîner chez un autre orfèvre;
Trois orfèvres, à la Saint Eloi
S'en allèr'nt dîner chez un autr' bourgeois
Ils ont visité la famille:
La mère au salon, le père au grenier, la fille au balcon.
1. Ah! Nom de Dieu, dit le trottoir (bis)
Qu'est-ce qui va s'passer ce soir (bis)
Qu'est c' qui va s'passer ce soir?
Dit la mariée, ohé
Qu'est ce qui va s'passer ce soir?
Dit le trottoir.
4. Ah! Nom de Dieu, dit la serrure (bis) ...
Je n' savais pas qu' c'était si dur
J'savais pas qu' c'était si dur ...
6. Ah! Nom de Dieu, dit la carpette (bis) ...
Et c'est sur moi qu'on fait minette
C'est sur moi qu'on fait minette ...
8. Ah! Nom de Dieu, dit la pendule (bis) ...
Ca avance et puis ça recule
Ca avance et ça recule. ...
10. Ah! Nom de Dieu, dit le mat'las (bis) ...
Surtout ne me transpercez pas
Surtout ne m' transpercez pas. ...
12. Ah! Nom de Dieu, dit l'drap du d'ssus (bis) ...
C'est moi qui prends les coups de cul
C'est moi qui prends les coups d' cul ...
14. Ah! Nom de Dieu, dit l'édredon (bis) ...
Et c'est moi qui vole au plafond
C'est moi qui vole au plafond ...
2. Ah! Nom de Dieu, dit l'escalier (bis) ...
C'est moi que l'on monte en premier
C'est moi qu'on monte en premier ...
3. Ah! Nom de Dieu, dit l'corridor (bis) ...
C'est moi qu'on enfile d'abord
C'est moi qu'on enfil' d'abord ...
5. Ah! Nom de Dieu, dit l'œil de bœuf (bis) ...
Je vois qu'on fait soixante-neuf
Je vois qu'on fait soixant'-neuf ...
7. Ah! Nom de Dieu, dit le fauteuil (bis) ...
Et c'est sur moi qu'on baise à l'œil
C'est sur moi qu'on baise à l'œil ...
9. Ah! Nom de Dieu, dit l'oreiller (bis) ...
Y faudrait pas m'écrabouiller
Faudrait pas m'écrabouiller ...
11. Ah! Nom de Dieu, dit le châlit (bis) ...
Si vous continu-ez, je crie
Si vous continuez, je crie ...
13. Ah! Nom de Dieu, dit l'drap du d'ssous (bis) ...
C'est moi qui prends tout, tout et tout
C'est moi qui prends tout, tout, tout ...
15. Ah! Nom de Dieu, dit Saint Thomas (bis) ...
Je ne crois que ce que je vois
Je n' crois que ce que je vois...
16. Ah! Nom de Dieu, dit l'ciel de lit (bis) ...
Je n' savais pas qu' c'était fini
J'savais pas qu' c'était fini ...
Dans l'Anthologie Hospitalière et latinesque, la chanson porte le titre Les meubles de la mariée. Le premier couplet est:
Ah ! ah ! ah ! dit l'édredon (bis)
Jamais j' n'avais fait tant d' bonds, (bis)
Jamais j' n'avais fait tant d' bonds,
Dit la marié-é-e ;
Jamais j' n'avais fait tant d' bonds,
Dit l'édredon
Les autres couplets sont construits sur le même modèle. On trouve un couplet supplémentaire ou intervient la couverture.
Ah ! ah ! ah ! dit la couverture
J' n'ai jamai rien vu d' si dur
Les autres couplets sont ceux que nous chantons à quelques détails près.
La chanson a été enregistrée en 1931 par Gaston Trémolo dans la série Chansons gaillardes de la vieille France.
1. Au bal de l'Hôtel-Dieu, nom de Dieu!
Y avait une servante
}
(bis)
Elle avait tant d'amants, nom de Dieu!
Qu'ell' ne savait quel prendre.
Ah, nom de Dieu! nom de Dieu, nom de Dieu!
Cré nom de Dieu, quelle allure!
}
(bis)
2. Elle avait tant d'amants, nom de Dieu!
Qu'ell' ne savait quel prendre ...
3. Un jour l'intern' de gard', nom de Dieu!
En mariag' la demande ...
4. Le pèr' ne dit pas non, nom de Dieu!
La mère est consentante, ...
5. Malgré tous les envieux, nom de Dieu!
Ils coucheront ensemble ...
7. Aux quatre coins du lit, nom de Dieu!
Quatr' carabins qui bandent, ...
9. Les règl's lui sort'nt du con, nom de Dieu!
Encor' toutes fumantes ...
6. Dans un grand lit carré, nom de Dieu!
Tout garni de guirlandes ...
8. La belle est au milieu, nom de Dieu!
Elle écarte les jambes ...
10. Vous tous qui m'écoutez, nom de Dieu!
Y passeriez la langue ...
Le plus ancien hôpital de Paris !
Fondé du temps de Clovis II, fils de Dagobert, en 651 par Saint-Landry, évêque de Paris, l'Hôtel-Dieu de Paris est le plus ancien hôpital de la capitale. Il a été construit sur la rive gauche de l'île de la Cité. Il y recevait, à ses propres dépens, non seulement les malades, mais aussi les mendiants, non seulement les mendiants, mais les simples pèlerins.
La vétusté des bâtiments de l'Hôtel-Dieu et l'impossibilité de reconstruction sur place ont déterminé en 1165 le déplacement de cet hôpital. Un bâtiment fait face au Parvis Notre-Dame, l'autre borde le quai Napoléon.
Les rois continuent et agrandissent l'œuvre de saint Landry ; Philippe-Auguste, Saint-Louis, Henri IV comptent parmi les royaux bienfaiteurs de l'Hôtel-Dieu.
C'est dans le bâtiment situé sur les quais qu'est abritée la communauté des Dames Augustines. Une des obligations de leur règle était de laver elles-mêmes cinq cents draps dans le petit bras du fleuve, un jour par mois, quelle que fût la température; c'était la "lavure des cinq cents draps".
L'Hôtel-Dieu est resté le seul hôpital de Paris jusqu'à la Renaissance; il est géré dès 1505 par l'autorité municipale
En 1772, un incendie détruit une grande partie de l'Hôtel-Dieu. Il est alors reconstruit et modernisé. Agrandi au cours des siècles, il est transféré de l'autre côté du Parvis en 1877 dans les bâtiments tels qu'ils existent aujourd'hui.
Au début du XIXe siècle, l'Hôtel-Dieu prône la pratique de la vaccination. A l'heure actuelle, l'Hôtel-Dieu abrite le service de diabétologie et de maladies endocriniennes; récemment, un service important d'ophtalmologie a été développé.
D'après diverses sources dont Wikipedia et Paris pittoresque.
La version de l'Anthologie hospitalière et latinesque est quelque peu différente:
L'Hôtel-Dieu
1. Tout près de l'Hôtel-Dieu, nom de Dieu!
Y avait une servante
}
(bis)
Elle a tant d'amoureux, nom de Dieu!
Qu'ell' ne sait lequel prendre.
Sacré nom de Dieu, quelle allure
Nom de Dieu
Sacré nom de Dieu, quelle allure !
}
(bis)
5. Mais les époux entr'eux, nom de Dieu!
Ne peuvent pas s'entendre ...
7. Dans un grand pieu carré, nom de Dieu!
Tout garni de guirlandes ...
9. La belle est au milieu, nom de Dieu!
Elle écarte les jambes ...
11. Vous tous qui m'écoutez, nom de Dieu!
Y mettriez la langue ...
2. Elle a tant d'amoureux, nom de Dieu!
Qu'ell' ne sait lequel prendre ...
3. Le maître sellier du train, nom de Dieu!
En a fait la demande ...
4. Le père le veut bien, nom de Dieu!
La mère est consentante, ...
6. Malgré les envieux, nom de Dieu!
Ils couchèr'nt ensemble, ...
8. Aux quatre coins du lit, nom de Dieu!
Quatre canoniers bandent, ...
10. Les règl's lui sort'nt du con, nom de Dieu!
Encor' toutes fumantes ...
Il est probable que cette version a été modifiée à cause du "maître sellier du train" dont ne comprend pas vraiment l'apparition et qui n'est plus vraiment d'actualité.
Ceci dit, l'Hôtel-Dieu a tout simplement été écrite à partir d'une fort ancienne chanson antérieure au XVe siècle. L'original, perdu dans la nuit des temps, se retrouve dans Ma belle, si tu voulais :
Ma belle, si tu voulais
Ma belle, si tu voulais, nous dormirions ensemble.
Dans un grand lit carré couvert de taies blanches;
Aux quatre coins du lit, un bouquet de pervenches.
Dans le mitan du lit, la rivière est profonde;
Tous les chevaux du roi y viennent boire ensemble.
Et là, nous dormirions jusqu'à la fin du monde.
Plus connu, on a également Aux marches du palais.
On en trouve de fort nombreuses variantes; en voici une qui nous paraît être la plus proche de l'originale.
Aux marches du palais
Aux marches du palais, y a un' tant bell' Flamande.
Elle a tant d'amoureux qu'elle ne sait lequel prendre :
L'un est un boulanger, l'autre un valet de chambre;
C'est un p'tit cordonnier qu' a eu sa préférence.
Lui fera des souliers de maroquin d'hollande.
C'est en les lui chaussant qu'il en fait la demande :
Ma belle, si tu voulais, nous dormirons ensemble,
Dans un grand lit carré, couvert de tai-es blanches(*);
Aux quatre coins du lit, un bouquet de pervenches.
Dans le mitan du lit, la rivière est profonde;
Tous les chevaux du Roi y viennent boire ensemble.
Et là, nous dormirions jusqu'à la fin du monde.
(*) on trouve également "toile blanche" ou "tilles blanches"
Actuellement, on chante chacun des vers en bissant le premier hémistiche; ensuite le second est répété, la première fois en ajoutant un "lon la":
Aux marches du palais, lon la,
Aux marches du palais,
Y a un' tant bell' Flamande.(bis)
Passée au Canada, on chante une très jolie version, pleine d'allusions (le rossignol, la fontaine,...) sous le titre La mariée s'y baigne.
La mariée s'y baigne
C'était un cordonnier, s'en revenant de Londres.
En brodant ses souliers, il a fait la demande.
Son père le veut bien, sa mère en est contente.
N'y a que les parents qui font face dolente.
Murmure qui voudra, aux amours faut se rendre !
Le lundi, c'est les noc's, le mardi c'est la danse.
Le mercredi au soir, ils coucheront ensemble,
Dans un beau lit carré, couvert de dentelle,
Aux quatre coins du lit, quatre pommes vermeilles.
Mais au chevet du lit, le verre et la bouteille.
Au beau milieu du lit, le galant et la belle.
A la tête du lit, le rossignol y chante.
Tout à côté du lit, une claire fontaine.
C'est là que, le matin, la mariée se baigne :
Ell' s'y est tant baigné, qu'elle a perdu ses peignes.
Ell' s'y baigne encor, a retrouvé ses peignes.
Ses peignes et ses autours, ses autours et ses peines.
Ici, chaque vers est chanté en bissant le premier hémistiche complété par un texte non significatif "Lundi, mardi, jour de mai" et en triplant le second, ce qui donne :
C'était un cordonnier, lundi, mardi, jour de mai, (bis)
S'en revenant de Londres (ter)
Cette dernière version se retrouve sous une forme un peu différente en Bourgogne dans le Morvan sous le titre "Qu'en ai fait la demande". Elle est "agrémentée" de "Crénom de dieu d' bon dieu de nom de dieu" qui remplacent, plus longuement, les "lundi, mardi, jour de mai"; vous pouvez écouter un extrait ici: .
Nettement plus "hard", c'est vraisemblement elle qui est à l'origine de l'Hôtel-Dieu.
1. Tu m' demand' tes lettr's, ta photographie
Ton épong' à cul, ton bidet d' métal
Je m'en fous pas mal, ingrate Sophie
Et j' te renvoie l' tout par colis postal.
2. Tu veux fair' la peau, un métier d' grenouille
Et me remplacer par d'autres amants,
Mais vois-tu, j' m'en fous, comm' d' la peau d' mes couilles
Car tu pues du bec, et t'as l' con trop grand.
4. Mais j' t'ai ramassée, Dieu que j'étais bête!
Car le lendemain, je m' suis aperçu,
Qu' j'avais des morpions des pieds à la tête,
Des poils du nombril jusqu'au trou du cul!
6. Puis le lendemain, t'avais tes affaires,
Le sang inondait la chambre à coucher,
Et j'ai consenti, pour te satisfaire,
A te sucer l' con pour mieux le sécher.
8. Et puis tu avais des passions honteuses,
J'en rougis encor, rien que d'y songer,
Et pour apaiser ta chair luxurieuse,
A tous tes capric's m'a fallu céder.
10. Tu peux t'en aller, va, tu me dégoûtes,
De toi, je me fous, je sais me branler,
Je ferai gicler mon sperm' goutte à goutte,
Plutôt qu' revenir te caramboler.
Sophie que j'aimais tant
J' t'emmerde (bis)
Sophie que j'aimais tant
J' t'emmerde à présent!
3. Je t'ai rencontrée un soir dans la rue,
Où tu dégueulais tripes et boyaux,
Ah! si j'avais su qu' tu n'étais qu'un' grue,
J' t'aurais balancée par l' trou des gogu'nots.
5. Puis il a fallu qu'avec toi je couche,
Mais de tout'la nuit, j'n'ai pu roupiller,
Tu n'as pas voulu ma pin' dans ta bouche
Et t'avais tout l'temps l'con sur l'oreiller.
7. En ai-je bouffé de tes pertes blanches,
Mais quand j'ai voulu tirer un bon coup,
Tu ne gigotais pas plus qu'une planche,
Et je m'esquintais sans rien fair' du tout!
9. N'as-tu point voulu que ma langu' se perde,
Dans les plis profonds du trou de ton cul,
Je l'ai retirée toute plein' de merde,
J'en ai dégueulé, tu n'en as rien su.
11. Tout est bien fini, je te l' dis sans glose
N'ayant plus d' putain, je n' s'rai plus cocu,
Et si, par hasard, je te r'mets quèqu'chose,
Ce n' sera jamais que mon pied dans l' cul!
Dans l'Anthologie hospitalière et latinesque, les Stances à Sophie sont présentées comme une chanson d'amour (!?) et signées par un certain TA-PÉ-TÉ dont nous ignorons tout.
Le refrain semble avoir été ajouté postérieurement. Il n'y figure pas, pas plus que dans le Bréviaire du Carabin.