Charlotte

Harmonisation hp : André Huber
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Chorale de l'ULB:  

1. Dans son boudoir la petite Charlotte,
Chaude du con faute d'avoir un vit,
Se masturbait avec une carotte
Et jouissait étendue sur son lit.

2. "Ah! disait-elle, en ce siècle où nous sommes
Il faut savoir se passer de garçons,
Moi pour ma part, je me fous bien des hommes.
Avec ardeur, je me branle le con!"

4. Mais, ô malheur! ô fatale disgrâce!
Dans son bonheur ell' fait un brusque saut,
Du contrecoup, la carotte se casse,
Et dans le con, il en reste un morceau!

6. Mesdemoisell's que le sort de Charlotte
Puisse longtemps vous servir de leçon;
Ah' croyez-moi, laissez là la carotte,
Préférez-lui le vit d'un beau garçon!
Branle, branle, branle, Charlotte,
Branle, branle, ça fait du bien.
Branle, branle, branle, ma chère,
Branle, branle jusqu'à demain.


3. Alors sa main n'étant plus paresseuse,
Allait venait comme un petit ressort
Et faisait jouir la petite farceuse;
Aussi ce jeu lui plaisait-il bien fort!

5. Un médecin, praticien fort habile,
Fut appelé, qui lui fit bien du mal;
Mais, par malheur, la carotte indocile
Ne put sortir du conduit vaginal.

Baise, baise, baise, Charlotte,
Baise, baise, ça fait du bien.
Baise, baise, baise, ma chère,
Baise, baise jusqu'à demain.


Dans l'Anthologie Hospitalière et latinesque, cette chanson est intitulée tout simplement La carotte.
Seul, le dernier couplet est différent, mais peut-être un peu bebête !

Ah! mes amies, n'imitez pas Charlotte,
Son sort fut triste et bien malheureux.
Pour vous branler, n'ayez point de carotte,
Prenez mon vit, ça vaudra beaucoup mieux!

Toutefois la version actuelle, qui a prévalu, y est mentionnée comme variante.


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La balade des cocus

Harmonisation hp : Robert Ledent
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Chorale de l'ULB:  

1. C'est pour la somme de dix francs, (bis)
Qu'on fait cocu un étudiant (bis).
Les étudiants eux-autres
En font cocus bien d'autres

2. C'est pour la somme d'un florin, (bis)
Qu'on fait cocu un pharmacien. (bis)
Les pharmaciens eux-autres...
 
3. C'est pour la somme d'un ducat, (bis)
Qu'on fait cocu un avocat. (bis)
Les avocats eux-autres...

5. C'est pour la somme d'un kopeck, (bis)
Qu'on fait cocu la polytech. (bis)
Les polytech eux-autres...

7. C'est pour la somm' de presque rien, (bis)
Qu'on fait cocu les trois doyens. (bis)
Les trois doyens eux-autres,
En font cocu peu d'autres...
Et tout au long d' la s'maine,
Les cocus se promènent.
Cocu, cocu, cocu,
cocu, cocu, cocu;
Mon dieu qu' les cocus sont heureux
Quand on leur tient la chandelle.
Mon dieu qu' les cocus sont heureux
Quand donc le serais-j' comme eux.
 

4. C'est pour la somme d'un douro, (bis)
Qu'on fait cocu tout' la philo. (bis)
Les philosoph's eux-autres...

6. C'est pour la somm' d'un fifrelin, (bis)
Qu'on fait cocu un carabin. (bis)
Les carabins eux-autres...

8. C'est pour la somm' d'un' pièc' de bois, (bis)
Qu'on fait cocu tous les bourgeois. (bis)
Tous les bourgeois eux-autres
N'en font cocu point d'autre...
9. Et moi j' m'en fous si j' suis cocu, (bis)
Pourvu qu' ça m' rapporte un écu. (bis)
Avec l'écu des autres,
J'en f'rai cocu bien d'autres...


Mentionnons une variante chantée en France avec le même refrain que celui ci-dessus:
1.A la campagne y a des cocus (bis)
Mais à la ville y en a bien plus (bis)
Des champs comme à l'usine
Ca se passe en sourdine

3. Y a que l'curé qui peut s'vanter (bis)
De ne pas être cocu aussi (bis)
Comme il est bon apôtre
Il fait cocu les autres
2. Et si ma femme me fait cocu (bis)
Ca me rapporte des écus (bis)
Avec les culs des autres
J'en f'rai cocus bien d'autres

4. Et parmi nous y a des cocus (bis)
Mais parmi vous y en a bien plus (bis)
Mais les femmes des autres
Peuvent être aussi les vôtres
5. Et moi j' m'en fous si j' suis cocu, (bis)
Pourvu qu' ça m' rapporte un écu. (bis)
Avec l'écu des autres,
J'en f'rai cocu bien d'autres.


pf pf
Nous n'avons pas pu dater la chanson avec précision. Il s'agit d'une vieille ronde savoyarde qu'on dansait encore au Canada au début du siècle passé.

Cette chanson a été interprétée par Gaston Trémolo, un chanteur bien connu dans les années 1920.


On trouve une chanson intitulée Les Cocus à la page 85 de La Gaudriole de 1835. Elle figure également dans Chansons nationales et populaires de France de Dumersan et Noël Ségur édité à Paris par Garnier, 1866 à la page 310.

Toutefois les références les plus anciennes que nous ayons trouvées datent de 1816, à la page 186 du Chansonnier nocturne de la Garde nationale parisienne, et de 1819, à la page 301 du tome XVe de la Nouvelle Encyclopédie poétique ou choix de poésies de tous les genres... par P. Capelle édité par Ferra, Libraire à Paris.
Elle est décrite comme une Chanson composée en sortant d'une représentation du Cocu imaginaire de Molière.
Les paroles sont dues à Michel-Nicolas Balisson, baron de Rougemont.


C'est ainsi qu' la tristess' dans l'âme,
Pierrot chantait d'un ton chagrin,
En voyant l'humeur de sa femme
Et le bonheur de son voisin.

Loin d' chez eux passant la journée
Y s' livr'nt à de joyeux ébats;
Y ne r'viendraient qu'au bout d' l'année
Que les femm's d'eux ne s'en plaindraient

Toutes les bours's leur sont ouvertes
C'est à qui leur voudra du bien;
Faut voir comm' leurs femm's sont couvertes
Et quéqu'ça leur coût': jamais rien

Faut-il à leur petite rente
Joindre un petit émolument
Dès qu'une place est vacante
Leurs p'tit's femmes sont en mouv'ment

On est aux p'tits soins pour leur plaire
Pourvu qu'ils n'arriv'nt pas trop tôt
Le soir ils trouv'nt pour l'ordinaire
Le souper prêt, le lit tout chaud
Au logis aucun d'eux ne reste,
Près d'elle au lieu de l'enchainer,
Dès qu'un bout d' soleil paraît...zeste,
Leur femm's vous les envoient prom'ner

D'une société d'importance
Qu'avec leurs femm's ils soient admis
C'est à qui f'ra leur connaissance
C'est à qui s'ra de leurs amis

Ils ont raison même en justice,
Leur droit est toujours le plus clair
Dès qu'il s'agit d' leur rendr' service
Autour d'eux tout l' monde est en l'air

Tout leur arriv' comme de cire:
En ménag', las d'être garçons
Veul'nt-ils être pères ? Ils n'ont qu'à l' dire
Z'ont des enfants de tout's façons

Enfin pendant leur existence
Leurs femm's ont l'air d' les adorer
Et n' regard'nt point à la dépense
Quand vient l' moment d' les enterrer

Mon Dieu ! qu' les cocus sont heureux !
Quand donc le serais-je comme eux. (bis)


192 Notons que dans l'ouvrage, le mot cocus est censuré. Le titre est Mon Dieu! Qu' les ..... sont heureux! Les points sont pourtant précisés dans le sous-titre: Chanson composée en sortant d'une représentation du Cocu imaginaire de Molière.
Mis à part le refrain (et le titre), la chanson de Rougemont ne possède aucune autre similitude avec la nôtre.
Dans Chansons nationales et populaires de France il est mentionné que le timbre porte le n°192 de La Clé du Caveau; mais, là encore, nous n'y trouvons aucune similitude.



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Qu'on nous verse à boire - Trim, troum, tram - Qu'on apporte

Harmonisation hp : Robert Ledent
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Chorale de l'ULB:  

1. Le Père Adam, trois jours avant la faute,
Au Paradis ronflait comme un cochon
Pour le punir, Dieu lui prit une côte,
Souffla dessus et fit le premier...

Trim, troum, tram, laridondaine,
Trim, troum, tram, laridondon.
Souffla dessus et fit le premier...
Qu'on nous verse à boire (ter)
Et du bon vin.


3. Pourquoi Enée a-t-il quitté Carthage?
Pourquoi Enée a-t-il quitté Didon?
C'est qu'il voyait, debout sur le rivage,
Des femm's troyenn's qui se lissaient le...

5. Pourquoi David prit-il une pucelle
Dans ses vieux jours et froid comme un glaçon?
C'est pour avoir en couchant avec elle
Le doux plaisir de lui tâter son...

7. Sémiramis, la rein' de Babylone,
Sémiramis: la reine aux blancs nichons,
A fait venir Archimède en personne
Pour mesurer l' diamètr' de son...

9. Quand Ménélas eut retrouvé Hélène
Dans un boxon de l'antique lion,
Pour s'assurer qu'ell' lui serait fidèle,
D'un cadenas il lui boucla le...

11. Pourquoi Enée a-t-il quitté la Grèce,
Pourquoi César franchit le Rubicon,
C'est qu' si les Grecqu's avaient de jolies fesses
Les ltalienn's ont de plus jolis...

13. Napoléon qu' la terre honore encore
Avait conquis cell'-ci à coups d' canon
Le monde entier lui a offert de l'or,
Marie-Louis' ne lui offrit qu' son...

15. Pourquoi les femm's n'ont-elles pas de barbe?
Pourquoi n'ont-ell's pas de poils au menton?
C'est parce qu'elles sont bien trop bavardes,
Mais en revanche, ell's en ont sur le...

17. Les imbécil's, ainsi que les vicaires,
Auraient voulu supprimer ma chanson
Aucun d'entr'eux ne serait sur la terre
Si leur maman n'avait prêté son...
2. Ce qui séduit notre première mère,
Ce ne fut point ni l'arbre ni le fruit;
Le fin serpent, n'aurait pas su lui plaire,
S'il n'avait pris la forme d'un gros...

Trim, troum, tram, laridondaine,
Trim, troum, tram, laridondon.
S'il n'avait pris la forme d'un gros...
Vidons notre verre (bis) Mes amis, buvons
Jusqu'à demain.


4. Comment Noé repeupla-t-il la terre
Avec sa femm' travaillant jour et nuit?
Chacun prétend que c'est par la prière,
Mais moi je dis que c'est à coup de...

6. Pourquoi Priam, du haut d'une tourelle,
Se branlait-il comme un foutu cochon?
C'est que d'en haut il vit une pucelle
Qui se fourrait les dix doigts dans le...

8. Et si Platon n'eut jamais qu'une couille,
Et si Platon n'eut jamais qu'un couillon,
C'est que la mèr' de cette illustre andouille
Avait gardé l'autre dedans son...

10. Le beau Pâris, en jugeant les déesses,
Put mépriser et Pallas et Junon,
Car de tout's deux il ne vit que les fesses
Tandis qu' Vénus lui présenta son...

12. Neuf mois avant que la Vierge n'accouche
Le Saint-Esprit la visita, dit-on.
Les uns prétend'nt qu'il entra par la bouche,
Moi, je soutiens que ce fut par le...

14. Pourquoi les femm's ne vont-ell's plus en guerre
Depuis le temps du grand Napoléon?
C'est qu'elles sav'nt qu' pour passer la frontière
Aux officiers il faut montrer le...

16. Allons, Messieurs, encore une bouteille
De ce bon vin qui fait perdr' la raison
Si l'on boit peu, le soir on fait merveille;
Si l'on boit trop, on s'endort sur le...

18. Bénissez-moi mon pèr', je vous convie,
Donnez-moi vite votre absolution
Le seul péché que j'ai fait dans ma vie
C'est d'avoir trop joué avec leur...


On la trouve dans le volume XXVII du Chansonnier dit de Maurepas de 1696 sour le titre sur l'Histoire profane. Par la suite elle sera reprise dans un "best of" publié en 1865. A l'époque elle ne possédait pas de refrain. L'air indiqué est celui des Folies d'Espagne de Lully. Toutefois, cette mention nous a paru suspecte. La chanson est composée de couplets de 4 vers de 10 pieds avec une césure après le quatrième; dans le manuscrit, il est indiqué "Sur le même air" [que la précédente]. Or les couplets de la précédente sont formés de 4 vers de 8 pieds !
En voici la version (vous pouvez cliquer pour l'agrandir) avec en-dessous une transcription plus lisible.

Dangeau
1. Talestris(1), cette reine si tendre,
Cette beauté qui n'avoit qu'un téton,
Vint de bien loin visiter Alexandre
Pour lui prier de lui fourbir le con.

3. Pourquoi David(3) prit·il une pucelle
Etant si vieux et froid comme un glaçon ?
C'est qu'il prenoit, en couchant avec elle,
Le doux plaisir de patiner son con.

5. Quand de Saba(5) cette reine jolie
De Salomon vint tenter la vertu,
Elle lui dit : Que je serois ravie,
Pour tous mes dons si tu m'avois foutu !

7. Lorsque Pâris(7), voyant les trois déesses,
N'eut que mépris pour Pallas et Junon,
C'est qu'il n'en put tirer que des promesses,
Et que Vénus d'abord donna son con.
2. Ce qui tenta notre première mère(2),
Ce ne fut pomme, poire, ni fruit,
Et le démon n'eût jamais pu lui plaire
S'il n'eût paru sous la forme d'un vit.

4. Il s'empara de la femme d'Urie(4).
Mais quoi ! jamais ce généreux garçon
N'auroit commis ce crime de sa vie
Si Bethsabé n'eust pas montré son con.

6. Didon(6) disoit en se voyant trompée
Par le Troyen qui partageoit son lit :
Dedans mon sein je mettrai ton épée,
Puisqu'en mon con tu ne mets plus ton vit.

8. Et ce héros, que la charmante Omphale(8)
De si terrible avoit rendu si doux,
Estoit rempli de vertus sans égales
Et la baisoit par jour quinze ou vingt coups.
9. Diane(9) enfin, se lassant d'estre sage,
De bois en bois un chasseur la poursuit;
Ce n'estoit pas un fort beau personnage,
Mais il avait plus d'un grand pied de vit.

(1)Talestris ou Thalestris; la reine des Amazones qui tenta, vainement, de séduire Alexandre le Grand.
(2)notre premiere mère: il s'agit évidemment de Eve.
(3)David: un roi (peut-être légendaire) d'Israël; c'est lui qui aurait vaincu Goliath. Il eut six femmes et six fils. En prime,il coucha avec Bethsabé.
(4)Urie surnommé le Hittite; c'était un officier dans l'armée du roi David qui, pour lui ravir sa femme Bathsabé (mère de Salomon), l'envoya au front dans l'espoir qu'il soit tué.
(5)Saba; il s'agit de la célèbre reine de Saba qui aurait règné sur l'Ethiopie et le Yémen; elle rencontra Salomon à Jérusalem. Leurs descendants seraient devenus les Falashas.
(6)Didon: nous voici dans la mythologie grecque. Didon était une princesse phénicienne qui fonda Carthage (Tunis). Plus tard Virgile a décrit les amours de Didon et Enée (survivant de la guerre de Troie). Lorsque ce dernier quitta Carthage, Didon se donna la mort avec l'épée qu'Enée avait abandonnée.
(7)Pâris: dans la mythologie grecque Pâris fut l'arbitre d'un "concours de beauté" entre Aphrodite, (Pallas) Athéna et Héra (Vénus, Minerve et Junon). Pâris choisit Aphrodite et lui remit une pomme d'or, la "pomme de discorde".
(8) Omphale, qui signifie en grec Nombril (du monde). vêtue de la peau du lion de Némée, elle apprivoisa un héros, Héracles (Hercule chez les Latins).
(9)Diane; il s'agit de Diane la chasseresse (Artemis dans la mythologie grecque).

On retrouve les rimes en "on" et "i" mais on remarque les couplets 5 et 8, où apparaissent une rime en "tu" et une en "coup", qui jettent une fausse note dans l'ensemble; fort probablement, ce sont des couplets qui ont été ajoutés. Si l'on devine comment adapter un refrain à la première, on ne voit d'ailleurs pas trop comment faire pour le second.

Après cet intermède biblique et mythologique, revenons près de chez nous.

Dans La Gaudriole de 1849 ainsi que dans La Gaudriole du XIXe siècle publiée en 1866, on trouve sous le titre les Tra la la, chanté sur l'air des Folies d'Espagne (?). Malheureusement l'auteur est anonyme. Les variantes qui apparaissent dans la version de 1866, sont notées en italique.

1. Tu m'as prié (Tu m'ordonnes), charmante Dorothée,
De vouloir bien te faire une chanson;
Mais permets-moi, charmante Dulcinée,
Auparavant de te prendre le ...
Tra la la,...
2. Ce qui tenta notre première mère
Ce ne fut point ni l'arbre ni le fruit;
Le fin serpent n'aurait pas su lui plaire
S'il n'avait pris la forme d'un gros...

4. Pour avoir vu de Diane la fesse
On vit périr le timide Actéon.
Ce qui fâcha le plus la (cette) déesse,
C'est que le fat ne lui prit pas le...

6. Pourquoi Paris, jugeant les trois déesses,
Méprisa-t-il et Pallas et Junon ?
C'est que des deux il ne vit que les fesses
Et que Venus lui présenta le...

8. Le fier Jason, que la fable nous vante,
Plût à Médée, sitôt (alors) qu'elle le vit;
Pour conquérir cette toison charmante,
Il n'eut besoin d'autre arme que son...

10. Un doux minois, une reine bien tendre,
C'est Thalestris qui, n'ayant qu'un téton,
Vint de si loin au-devant d'Alexandre,
Dans le dessein de lui prêter son...
3. Pourquoi David prit-il une pucelle,
Dans ses vieux ans, et plus froid qu'un glaçon ?
C'est qu'il avait, en couchant avec elle,
Le doux plaisir de lui prendre le...

5. Midas, épris de Junon (des filles) de Diane,
Dans ses amours jamais ne réussit.
C'est qu'il n'avait que des oreilles d'âne:
On l'eût aime s'il en eût eu le...

7. Pasiphaé, cette reine de Grèce,
Dans ses amours, d'un taureau se servit;
Elle eut raison, cette adroite princesse,
Le roi Minos avait si peu de...

9. Le fleuve Alphée, en parcourant le monde,
Près d'Aréthuse a fait pause, dit-on.
La nymphe, alors, pour recevoir son onde,
Lui présenta la bouche (l'embouchure) de son...

11. Deucalion, pour repeupler la Terre,
Avec Pyrrha travailla jour et nuit;
La fable dit que c'est à coups de pierres,
Moi, je soutiens que c'est à coups de...

On remarque que la rime "..." varie selon les couplets. Pour les couplets 1, 3, 4, 6, 9, 10 elle est en "-on", alors que pour les couplets 2, 5, 7, 8, 11 elle est en "-it" !
Cela explique qu'il existe encore, en Belgique, deux refrains selon la rime. Toutefois, les couplets en -it ont, à deux exceptions près, tous disparu et dès lors, on tend hélas, à oublier le second refrain.

Dans l'Anthologie Hospitalière et latinesque de 1911: on trouve un seul refrain commençant par Qu'on:
Qu'on apporte du vin,
Mes amis, buvons, buvons à la ronde ;
Qu'on apporte du vin,
Mes amis, buvons jusqu'au lendemain.
Buvons (ter) jusqu'à demain ;
Et que l'aurore
Nous trouve encore
Le verre en main !
Jusqu'à demain !

} (bis)

Les couplets ont forcément du s'adapter et tous ceux avec la rime en -it ont disparu.
Nos amis Français n'auraient-ils pas deviné la rime ?
1. Le père Adam, huit jours avant sa faute,
Dans l' Paradis, bandait comme un cochon;
Dieu lui ôta une côte,
Avec laquelle il fit le premier...

3. Neuf mois avant que la Vierge n'accouche,
Le Saint-Esprit la visita, dit-on :
Les uns prétend'nt qu'il entre pa la bouche,
Moi, je soutiens que ce fut par le ...

5.Le père Enée, avant d' quitter Carthage,
Fit ses paquets sans prévenir Didon.
Car il savait, par un secret message,
Que Lavinie avait un plus beau ...
2. Pourquoi David, du haut d'une tourelle,
Se branlait-il comme un foutu cochon ?
C'est que d'en haut il vit une pucelle
Qui se fourrait les dix doigts dans le ...

4. Pourquoi Pâris, en jugeant les déesses,
Méprisa-t-il et Pallas et Junon ?
C'est que des deux il ne vit que les fesses
Et que Vénus lui présenta le ...

6. Sémiramis. la reine aux seins de neige,
Sémiramis, la reine aux blancs pétons,
Dans son palais là venir Archimède,
Pour mesurer la largeur de son ...
Mentionnons encore 5 couplets, riment en "-on" qui ont été ajoutés par la suite:
Quand Zénobie, la reine de Palmyre,
Fit à son nom subir une ablation,
Elle répétait avec un doux sourire:
J'aime bien mon nom, quand je l'ai dans le...

Napoléon, homme de renommée
Conquit l'Europe à grands coups de canon.
On lui offrit couronnes et trophées.
Marie-Louise ne lui offrit que son ...
Pourquoi Néron, du haut de sa muraille,
Pourquoi Néron se masturbait le jonc
C'est qu'il voyait dans la verte campagne
Trois jeunes filles qui montraient leur...

Napoléon épousant Joséphine,
Tout l'monde disait qu'il avait bien raison,
Car l'empereur avait une sacrée pine,
Et Joséphine avait un sacré...
Le père Enée, avant d' quitter Carthage,
Fit ses paquets sans prévenir Didon:
C'est qu'il savait, par un secret message,
Que Savinie avait le plus beau ...

Actuellement, il est encore mentionné dans Le Bréviaire du Carabin que ce chant est précédé par un parlé: le dernier sixain de "Ô vermeillette(*) fente", un poème de Ronsard.

(*) vermeillette, couleur vermeil, et non merveillette(?!) comme on trouve un peu partout; triste résultat de nombreux copier/coller effectués mécaniquement sans aucun esprit critique.

Je te salue, Ô vermeillette fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis;
Je te salue, Ô bienheureux pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente !

C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer volant qui causait mes ennuis;
T'ayant tenu seulement quatre nuits
Je sens sa force en moi déjà plus lente.

Oh petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil follet mollement crespevelu,
Qui à ton gré dompte les plus rebelles.

Tous vert-galant devaient pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles.

Signalons enfin qu'on trouve actuellement en France, un tout autre refrain et le titre a été adapté en conséquence: Qu'on m'apporte.

Qu'on apporte, qu'on apporte,
Une femme et qu'on la déshabille.
Qu'on apporte, qu'on apporte,
Une femme et qu'on la foute à poil!


ou bien encore:

Qu'on m'apporte, qu'on m'apporte
Des pucelles et qu'on les déshabille.
Qu'on apporte, qu'on apporte
Des pucelles et nous les baiserons


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Vivent les étudiants

Arrangement hp : Xavier Hubaut

1. Vivent les étudiants, ma mère
Vivent les étudiants,
Ils ont des femmes et pas d'enfants,
Vivent les étudiants.

2. Vivent les étudiantes,...
Ell's aim'nt avoir la pine au ventre...

4. Vivent les médecins,...
Ils voient les femm's à poil pour rien...

6. Vivent les pharmaciens,...
Ils ont l' permanganat' pour rien...

8. Vivent les ingénieurs,...
Ils mont'nt leurs femm's à la vapeur...

10. Vivent les profs de math,...
Ils ont des couill's comm' des tomates...

12. Vivent les littéraires,...
Il leur faut des boutons en fer...

14. Viv'nt les vétérinaires,...
Ils march'nt toujours la queue en l'air...

16. Vivent les P.C.B.,...
Ils ont les couill's galvanisées...

18. Vivent les collégiens,...
Ils font l'amour dans l'creux d' leur main...

20. Vive notr' professeur,...
Ell' se sert d'un vibromasseur...

22. Vivent les aviateurs,...
Ils lèv'nt la queue tous les quarts d'heure...

24. Vivent les coloniaux,...
Ils ont des couill's en peau d' chameau...
Et on s'en fout, d' la syph' et d' la vérole;
Et on s'en fout des femm's qui n'ont pas d' trou
Avec des poil autour!



3. Vivent les avocats,...
Ils ont des couill's en chocolat...

5. Vivent les carabines,...
Ell's adorent vous sucer la pine...

7. Vivent les pharmaciennes,...
Ell's sont putains ou bien lesbiennes...

9. Vivent les sorbonnards,...
Ils ont des couill's en peau d' lézard...

11. Vive l'informatique,...
Ils font l'amour tout en logique...

13. Vivent les juristes,...
Ils ne sont pas unicouillistes...

15. Vivent les carabins,...
Ils ont chacun trent'-six putains...

17. Vivent les Arts-Déco,...
Ils ont les couill's près du pinceau...

19. Viv' le Quartier Latin,...
Toutes le s fill's y sont putains...

21. Vivent les Jésuites,...
C'est dans la merd' qu'ils fout'nt leur bite...

23. Vivent les aviatrices,...
Ell's ont le manche entre les cuisses...

25. Vivent les cavaliers,...
Ils mont'nt les femm's sans étrier...
26. Vivent les artilleurs,...
Ils tir'nt un coup tous les quarts d'heure...


Cette chanson est mentionnée par Pierre Etiemble dans son roman L'Enfant de choeur édité par Gallimard en 1937. Il mentionne le refrain:
Vivent les étudiants, ma mère
Vivent les étudiants,
Ils ont des femmes et pas d'enfants,
Vivent les étudiants.
Et on s'en fout,
D' la syph' et d' la vérole;
Et on s'en fout,
Pourvu qu'on tire un coup.

La chanson semble être originaire de la Flandre française. Certains couplets sont typiquement français (voir les expressions P.C.B., Quartier Latin,...) mais pourtant on chante (ou plutôt on chantait) en Flandre Wallonne, sur le même air:

Vivent les allumoir's, ma mère
Vivent les allumoires !
On les allume quand il fait noir,
Vivent les allumoires !
Et on s'en fout,
La belle digue, digue
Et on s'en fout,
La belle digue, don

Cette chansonnette était chantée par les enfants à la fête des allumoires (lanterne vénitienne), à Mouscron, le 27 septembre et également à Roubaix aux environs de cette date.

D'après Chansons populaires de la Flandre Wallonne


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Les étudiants de France

Arrangement hp : Xavier Hubaut

1. Les femm's des étudiants
Sont chaud's comm' de la braise
Quand ell's n'ont pas d'amants,
Ell's prenn'nt des bâtons d' chaise

Ohé! Ohé! Vivent les étudiants de France,
Ohé! Ohé! Vivent les étudiants français.


4. Quand nous irons en Chine,
Les femm's des mandarins
Nous suceront la pine
Au son des tambourins.
2. Nous irons au bordel,
Nos pèr's y allaient bien
Enculer les maqu'relles
Et baiser les putains.

 
 

5. Si ta femme est gentille,
Bourgeois, faut la prêter,
Sinon gare à ta fille,
Elle se fera violer.
3. Nous irons à l'église
Nos pèr's y allaient bien
Enculer la prêtrise
Et branler l' sacristain.

 
 

6. Si le bourgeois rouspète,
Il se fera cirer,
Cirer les deux roupettes
Jusqu'au jug'ment dernier.


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