|
La belle et le cantonnier
Sur la route de Louviers
Arrangement : Xavier Hubaut
Voir aussi la version de Colette Renard ainsi que la version canadienne
La logique devrait faire chanter au deuxième couplet "Ell' s'y branlait", puisque la suite prouve qu'elle était seule dans le carrosse...
Chanson née en Ile-de-France vers 1820. Sa forme initiale était plus sage et ne comportait que 4 couplets. C'est sous cette forme, pratiquement inchangés, qu'on la retrouve dans la version canadienne mentionnée ci-dessous.
Par la suite, certains couplets furent modifiés et d'autres ajoutés; on attribue à Aristide Bruant certains couplets grivois, mais il ne les a, semble-t-il, jamais enregistrés.
Précisons enfin que la ville de Louviers est située dans l'Eure, en Haute Normandie.
|
Sur la route de Louviers
La belle et le cantonnier
Retour à la version traditionnelle
ainsi que la version canadienne
1. Sur la route de Louviers
Il y avait un cantonnier
Et qui baisait (ter) comme un voyou
Au lieu de casser les cailloux
4. Elle lui dit: Brave cantonnier
Avec moi veux-tu monter
Pour me baiser (ter) comme un voyou
Le préfet est mon époux.
|
2. Une belle dame vint à passer
Dans un beau carrosse doré
Elle y baisait (ter) comme un voyou
A en faire craquer les roues
5. A ces mots le cantonnier
Laisse la rousse dans le fossé
Et va baiser (ter) comme un voyou
La belle dame pleine de bijoux.
7. Voici la moralité:
Dans la vie pour arriver
Il faut baiser (ter) comme des voyous
Les belles dames qui ont des sous.
|
3. Elle aperçut le cantonnier
Dans le fond d'un grand fossé
Et qui baisait (ter) comme un voyou
Une fillette aux cheveux roux
6. Le lendemain par arrêté
Fut nommé chef-cantonnier
Parce qu'il baisait (ter) comme un voyou
Au lieu de casser les cailloux.
|
Sur la route de Berthier
Retour à la version européenne
voir la version de Colette Renard
1. Sur la route de Berthier (bis)
Il y avait un cantonnier (bis)
Et qui cassait (bis)
des tas d' cailloux (bis)
Et qui cassait des tas d' cailloux
Pour mettr' sous l' passag' des roues
roues, roues, roues.
2. Un' grand' dam' vient à passer (bis)
Dans un beau caross' doré (bis)
Et qui lui dit:(bis)
"Pauvr' cantonnier" (bis)
Et qui lui dit: "Pauvr' cantonnier,
Tu fais un fichu métier,
-tier, -tier, -tier.
|
Ah! que la route est belle, belle,
Ah! que la route est belle, belle
à Berthier !
3. Le cantonnier lui répond: (bis)
Faut que j' nourriss' mes garçons (bis)
Car si j' roulions (bis)
carross' comm' vous (bis)
Car si j' roulions carross' comm' vous
Je n' casserions point d' cailloux,
-ioux, -ioux, -ioux.
|
4. Cett' répons' fut remarquée !(bis)
Par sa grand' simplicité (bis)
C'est c' qui prouv' que(bis)
les malheureux (bis)
C'est c' qui prouv' que les malheureux
S'ils le sont, c'est malgré z'eux
-zeux, -zeux, -zeux.
|
Cette version a la même structure que la version de "Sur la route de Louviers" chantée par Aristide Bruant: Une seule différence: il bissait le dernier vers de chaque couplet.
Une version sage et abrégée de la vie du cantonnier.
L'air est celui que nous connaissons tous; on remarquera toutefois que le troisième vers est répété en bissant, la première fois, chaque moitié.
Il y a également ajout d'un refrain.
Evidemment la route menant à la ville française de Louviers a été remplacée par celle (canadienne) menant à Berthierville.
L'agglomération de Berthierville se trouve à environ 70 km à l'est de Montréal sur le bord d'un des bras du fleuve St-laurent.
Berthierville est depuis le début de la colonisation considérée comme étant le carrefour des municipalités avoisinantes, puisqu'elle leur servait de centre d'approvisionnement.
Signalons que le canadien Gilles Villeneuve, vice-champion du monde de F1 en 1979, était originaire de Berthierville.
|
Sommaire Retour à la liste
|