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Lorsque l'on veut avoir un renseignement géographique, on peut consulter un globe terrestre. Il s'agit là d'une excellente représentation de la réalité; toutefois elle est peu commode à utiliser. Il est préférable de consulter une carte que l'on dépose sur la table. Malheureusement, cet avantage pratique est compensé par d'autres désavantages: la représentation est moins fidèle; certaines propriétés ont disparu. Mais, au fait, quelles sont les propriétés que l'on souhaiterait lors d'une représentation d'une sphère sur un plan ? Idéalement on souhaiterait que les aires, les plus courts chemins, les angles, les distances,... soient conservés. Malheureusement c'est impossible; une sphère a une aire finie, elle devrait donc être représentée sur un domaine fini du plan, mais alors qu'adviendrait-il du bord de ce domaine ? Si la représentation utilisée conserve les distances, elle conservera également les plus courts chemins; elle conservera aussi les angles (elle conserve les cercles et les distances); elle conservera aussi les aires (un petit "rectangle" deviendra un rectangle de même aire. En résumé une représentation idéale est une représentation qui conserve les distances, une isométrie. Il n'existe malheureusement pas d'isométrie appliquant une sphère sur un plan. Par contre, il existe différentes représentations (projections) conservant soit les plus courts chemins, soit les angles, soit les aires. Nous allons les examiner successivement.
Venons-en à une projection conservant les aires (dite équivalente). Il en existe plusieurs qui ont toutes l'avantage de donner une idée plus précise des grandeurs des différents états. Nous décrirons la projection de Lambert.
Passons enfin à une projection conservant les angles. Projetons une sphère (la terre) à partir d'un point (le pôle Nord, par exemple) sur un plan parallèle au plan tangent à la sphère au centre de projection (un plan parallèle au plan de l'équateur dans notre cas). Une projection de ce type est dénommée projection stéréographique.
Remarquons qu'elle transforme un cercle en un cercle. En effet la projection du cercle se fait par l'intermédiaire d'un cône dont le sommet est au pôle Nord. Ce cône coupe la sphère en une courbe du quatrième degré; mais on en connaît déjà une partie, le cercle projeté; il reste donc une courbe du second degré, c'est-à-dire une conique (éventuellement dégénérée).
Une telle projection respecte les angles; elle était utilisée pour la navigation au compas. |