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La notion de barycentre ou de centre de masse est directement empruntée à la physique.
Etant donné un ensemble de points massiques, un champ (homogène!) de pesanteur définit en chacun des points une force (le poids) d'intensité proportionnelle à la masse.
Le barycentre ou centre de masse est le point d'application de la résultante de cet ensemble de forces parallèles.
La résultante a une intensité correspondant à une masse égale à la somme des masses de tous les points du système. On peut généraliser cette notion en considérant des masses négatives, c'est-à-dire que la force appliquée en un point de masse négative est dirigée en sens opposé à celle appliquée à un point de masse positive. Si a1, a2, ..., an sont n points respectivement affectés de masses m1, m2, ..., mn, le barycentre du système sera le point g affecté de la masse ![]() Pour des raisons physiques évidentes, la définition de ce point g doit être indépendante du choix du point o.
Vérifions-le par calcul: si ![]() et il en résulte que og - o'g' = oo', d'où og = oo' + o'g' = og' et par conséquent g = g'.On peut donc adopter la notation abrégée ![]() Un simple calcul montre que pour calculer le barycentre d'un ensemble de points massiques, on peut remplacer un sous-ensemble quelconque de points par son barycentre affecté de la masse somme (supposée non nulle). Les trois médianes d'un triangle concourent en un même point (le barycentre) situé aux 2/3 de chacune d'elles. Généralisons légèrement le cas traité ci-dessus et calculons le barycentre de trois points a, b, c non alignés affectés de masses α, β, γ (de somme non nulle).
Ceci est en fait le théorème de Céva: Trois droites issues des sommets d'un triangle sont concourantes si et seulement si elles déterminent sur les côtés opposés des points partageant ceux-ci dans des rapports de section dont le produit est égal à 1. Passons à présent au barycentre de 4 points a, b, c, d affectés de masses que nous supposerons égales à 1, λ, μ, λ μ Cette propriété serait inintéressante si l'on travaillait dans le plan, mais rien jusqu'ici ne nous a imposé cette restriction. Nous pouvons fort bien supposer que ces quatre points a, b, c, d ne sont pas situés dans un même plan. Dès lors la propriété devient remarquable, car en général deux droites de l'espace ne se rencontrent pas. Supposons à présent que nous faisons varier λ. La droite mn varie donc en rencontrant constamment la droite pq. De même si nous faisons varier μ c'est la droite pq qui variera en rencontrant constamment la droite mn. Nous obtenons donc ainsi une surface engendrée par l'ensemble de ces droites: il s'agit d'un paraboloïde hyperbolique. ![]() Remarquons pour terminer que toutes les droites mn sont parallèles au plan parallèle à ab et cd et que les droites pq sont parallèles au plan parallèle à ac et bd. |