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Une des méthodes les plus courantes pour la représentation plane de figures spatiales est l'axonométrie: 3 vecteurs de base de l'espace (généralement un trièdre orthonormé) sont représentés dans le plan et permettent ainsi de dessiner tout point de l'espace à l'aide de combinaisons linéaires de ceux-ci. Il est clair que par projection parallèle sur un plan un trièdre orthonormé se projette selon 3 vecteurs qui engendrent le plan. Ce qui est plus surprenant, c'est la réciproque (théorème de Pohlke): Tout triple de vecteurs d'un plan peut être vu, à une homothétie près, comme la projection parallèle d'un trièdre orthonormé. Fixons les notations: soient a, b, c les 3 vecteurs orthonormés de l'espace d'origine o et A, B, C les 3 vecteurs engendrant le plan; nous les prendrons d'origine commune O. La direction de projection étant déterminée, nous pouvons amener O sur la droite de direction p passant par o. Il suffira de montrer qu'on peut orienter le plan P autour de O de telle sorte que la projection du trièdre a, b, c parallèlement à p soit A', B', C' semblable à A, B, C; remarquons qu'il suffit d'ailleurs de ne s'intéresser qu'aux vecteurs A et B, étant donné que le vecteur C est lié à ces deux vecteurs par la relation C = λA + μB. ![]() À ce stade de l'analyse, il est commode d'utiliser des coordonnées. Les conditions s'écrivent: ![]() ![]() De ces deux équations en x et y on tire :
a1² + a2² + x² = k² (b1² + b2² + y²)
et
a1b1 + a2b2 + xy = kcosφ (b1² + b2² + y²)
Ces équations en x, y représentent dans le plan Oxy deux hyperboles centrées à l'origine: la première d'asymptotes x² = ky², la seconde d'asymptotes xy = ky²cosφ. ![]() Comme -1 < cosφ < 1, il en résulte que les deux paires d'asymptotes se séparent et que les deux hyperboles se coupent en deux points symétriques (x, y) et (-x, -y). On a donc montré que le système d'équations possède toujours des racines réelles et, par conséquent, qu'il est possible de sectionner les projetantes des vecteurs a, b parallèlement à la direction de projection p par un plan P de telle manière que les vecteurs obtenus soient semblables aux vecteurs A, B. Il en résulte que tout triple de vecteurs engendrant le plan est, à une homothétie près, la projection parallèle d'un trièdre orthonormé. Toutefois les représentations obtenues ne sont pas les plus proches de la réalité; on peut mieux faire. |