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Il est curieux que les théorèmes de Dandelin et Quételet, tous deux mathématiciens belges, soient enseignés à l'étranger sous le nom de théorèmes belges et ignorés dans notre pays. Peut-être le secret de cette méconnaissance réside-t-il tout simplement dans le fait que, pour être enseignés efficacement, ils nécessitent soit la construction d'un petit modèle soit la réalisation d'un dessin assez soigné. Ces théorèmes relient en fait les définitions de coniques, section d'un cône, avec celle d'ellipse(hyperbole) ensemble des points dont la somme (différence) des distances à deux points fixes est constante ainsi que celle des trois coniques définies comme ensemble des points dont le rapport des distances à un point (foyer) et une droite (directrice) est une constante e appelée excentricité.
Choisissons un point quelconque p de la section conique. Par ce point p menons la génératrice du cône qui coupe C et C' en s et s'.
On a évidemment pf = ps; ce sont deux segments tangents à une sphère S; de même pf' = ps', d'où pf+ pf' = ps + ps' = ss' c'est-à-dire la partie de génératrice comprise entre les plans P et P'. On retrouve donc la définition usuelle de l'ellipse comme ensemble des points dont la somme des distances à deux points fixes ( f, f') est constante. On procéderait de même si la section était hyperbolique, la somme des distances serait tout simplement remplacée par la différence de celles-ci. Que se passe-t-il si la section est parabolique? Dans ce cas la sphère S reste bien définie, la deuxième sphère S' est rejetée à l'infini (de même que son point de contact f'). Il faut alors songer à une propriété ne faisant intervenir que l'un des deux foyers.
Soit de nouveau le point quelconque p, q sa projection orthogonale sur le plan P et r sa projection orthogonale sur la droite d. En observant que l'angle spq vaut la moitié de l'angle α au sommet du cône on a: pf = ps ; pq = ps.cos (α/2) ; pq = pr.sinβ
où β est l'angle des plans P et E.
On en déduit: pf = pr.sinβ/cos (α/2)
ce qui montre que quel que soit p sur la section, le rapport de ses distances à f à la droite d est constante.
Remarquons que dans le cas de la parabole, β et α/2 sont complémentaires et que la constante vaut 1; on retrouve la définition classique de la parabole ensemble des points équidistants d'une droite et d'un point. |