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Nous vivons dans un monde haut en couleurs. Mais combien en existe-t-il en réalité ? Quelle question ! On pense d'abord aux sept couleurs de l'arc-en-ciel, mais pourquoi sept? Peut-être parce que sept était un nombre "magique": il y a les sept merveilles du monde, les sept collines de Rome, le chandelier à sept branches, les sept jours de la semaine et aussi les sept péchés capitaux ! Il faut distinguer la manière dont s'effectue la synthèse des couleurs. Elle peut être additive (on part du noir et l'on ajoute des couleurs) ou bien soustractive (on part du blanc et on obscurcit au moyen de couleurs).
Enfin un éclairement simultané par les trois couleurs de base donne du blanc. On peut ainsi représenter les différentes couleurs en donnant la contribution de chacune des trois couleurs fondamentales (p.ex. pour de l'orange 67%
R, 33% G, 0% B). On peut ainsi représenter les couleurs à l'aide de coordonnées trilinéaires. Bien entendu l'intensité des couleurs n'est pas définie: 100% de rouge peut donner un rouge vif mais aussi un rouge plus clair voire un rose très pâle !
En retournant à la définition par RGB, les couleurs sont représentées par les points d'un cube, un des sommets correspond au noir (0, 0, 0) et le sommet opposé au blanc (1, 1, 1). Nous avons choisi l'unité correspondant aux 3 couleurs fondamentales dans leur intensité maximum. Le lien entre R, G, B et C, M, Y est évident: Il existe d'autres moyens de représenter les différentes couleurs. Songeons à une couleur quelconque représentée par (R, G, B). Si nous éclairons un écran par les 3 projecteurs RGB en augmentant progressivement leur intensité, nous obtiendrons, à partir de cette couleur, une teinte d'abord fort sombre, puis de plus en plus intense, jusqu'à ce que les projecteurs atteignent leur intensité maximum. La couleur sera alors à son maximum de brillance. Les trois nombres R, G, B auront été multipliés par une même constante, jusqu'à ce que le plus grand d'entre eux atteigne la valeur maximum 1. Etant donnée cette même couleur on peut progressivement la délaver; pour cela maintenons inchangé le projecteur de plus grande intensité (supposons R>G>B et laissons donc fixe le projecteur rouge) et augmentons l'intensité des deux autres de telle manière à obtenir la même intensité (R = G = B). Une nouvelle représentation des couleurs s'impose: donner sa teinte (hue) et ensuite son degré de luminosité (brillance) et de saturation. C'est la représentation HSB ou TLS. Comment définir la teinte ? Le spectre visible part du rouge violacé, violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange, rouge, pour revenir au rouge violacé; il se referme ainsi et peut être représenté sur un cercle. Chaque teinte est définie par un angle. Depuis fort longtemps les imprimeurs utilisent la quadrichromie comme procédé d'impression couleur. Ils effectuent une "séparation" en cyan, magenta, et jaune ainsi qu'une image en noir et blanc (plus précisément avec une gamme de gris), ce dernier cliché correspondant aux densités des diverses couleurs; il pourrait être réalisé en utilisant les trois couleurs fondamentales en quantités égales, mais il est plus économique d'utiliser de l'encre noire que de l'encre de couleur. Pour fixer les idées, si une couleur (l'orange décrit plus haut) est définie par (R, G, B) = (0.60, 0.36, 0.12), on a (C, M, Y) = (0.40, 0.64, 0.88); l'imprimeur utilisera la plus grande quantité possible de noir N, c'est-à-dire 0.40, qu'il déduira des couleurs; on aura (C, M, Y, N) = (0.00, 0.24, 0.48, 0.40). Curieusement, ce n'est que plus tard que les biologistes ont trouvé une explication justifiant ce procédé. La rétine de notre oeil est tapissée de cellules photosensibles. Il y en a de deux types dénommés cônes et bâtonnets (à cause de leur forme). Il existe trois types de cônes ayant leur maximum de sensibilité chromatique respectivement dans le rouge, le vert et le bleu. Les bâtonnets, quant à eux, sont sensibles aux différences d'éclairement (dans la pénombre les cônes sont quasi inactifs alors que les bâtonnets sont fort utiles). À l'école primaire, on enseigne que les couleurs fondamentales sont le jaune, le bleu et le rouge. Cela peut s'expliquer par le fait que s'il est vrai que le jaune est une des couleurs fondamentales, le bleu doit en fait être du cyan (bleu verdâtre) et le rouge doit être du magenta (rouge violacé). Il s'agit donc d'une approximation de la réalité. |