L'empereur au tombeau
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1. De la crypte du monastère L'ombre a chassé toute lueur, Dans son tombeau voûté de pierre Gît Barberousse l'empereur. Mais le vacarme des rafales Tient ouvert son oeil de vautour. | ||
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Et il polit, d'une main machinale, Le noeud de fer de son gland de velours. | } | (bis) |
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2. Les onz' mille vierges de Cologne Sont témoins onze mille fois Que ses caprices sans vergogne Eurent toujours force de loi; Ses nombreux fils illégitimes Ont fait l'orgueil de ses vieux jours, | ||
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Car il dressait dans ses ruts magnanimes Le noeud de fer de son gland de velours. | } | (bis) |
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3. Mais prévoyant que ses fringales Le poursuivraient jusqu'au tombeau, Il fit descendre sous la dalle Une femell' d'un genr' nouveau: C'est une madone rêveuse Qui quand minuit sonne à la tour | ||
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Reçoit entr' ses cuisses paresseuses Le noeud de fer de son gland de velours. | } | (bis) |
| Cette chanson, fort bien écrite mais dont nous ignorons l'air, peut se chanter sur le timbre du "Pendu" |
Minuit bourgeois
musique: Adolphe Charles Adam
Fichier midi 
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1. Minuit, bourgeois, c'est l'heure solennelle Madame vite est entrée au dodo. Monsieur bien vite a soufflé la chandelle, Mais dédaigneuse, elle tourne le dos Bientôt son corps tressaille d'espérance Dans cette nuit où naquit le Sauveur, Dessous les draps, elle sent qu'il avance. Noël! Noël! Voici le Rédempteur! (bis) |
2. Monsieur bien vite a brisé toute entrave Et l'oreiller en a volé en l'air Fou de désir, de passion, il en bave, Son noeud puissant est dur comme du fer A ce moment s'accomplit le mystère Madame voit les cieux s'entr'ouvrir Est-ce Jésus? Non, c'est son petit frère Noël! Noël! Je sens le Rédempteur! (bis) |
| Adam, l'auteur de Minuit, Chrétiens ! se prénommait Adolphe Charles (A.C.); des humoristes prétendent qu'en fait les initiales de ses prénoms étaient A.B.C. et que son deuxième prénom était Brosse. Qui résoudra cette angoissante énigme ? |
Le bal de fausses couilles
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C'était un bal de fausses couilles, De nichons et de roupettes C'était un bal de fausses couilles, De nichons et de roustons On avait tapissé l' plafond Avec des birout's en carton, Trois poils du cul crottés et sales Servaient d' corde à mon violon Du foutre de pucelle Brûlait dans les quinquets, De vieilles maquerelles Distribuaient les tickets: "Entrez, entrez, on va baiser Quarante-huit heures sans débander!" (bis) |
Le bandeur
musique: Emile André
Harmonisation
: Alain Rondenbosch
voir la partition
Christopharius:
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1. Il fait nuit le lit est large En songeant à la décharge Il se réveille en bandant Et c'est alors que Rosine Doucement lui prend la pine La lui glougloute un moment |
2. Le bandeur est un vieux brave S'il se présente un coup grave C'est un rude compagnon Il a fait maintes ripailles Et porte plus d'une entaille De la quéquette au croupion |
3. On branle, on suce, on active La décharge devient vive Car tous les deux sont adroits Rosine étant très coquette Vient lui branler la quéquette, Il décharge entre ses doigts |
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4. Il est là, vautré, superbe, Bandant encor comme un Serbe, Et dédaignant tout secours Sa bite est toute gluante Mais dans sa fureur ardente Il bande, il bande toujours |
5. Mais la moniche éreintée De foutre est toute engluée Elle ne peut plus jouir; Le bandeur avec adresse Lui saisissant les deux fesses L'encule alors pour finir |
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Paul Déroulède (1846-1914) incarna le nationalisme revanchard qui saisit la France au lendemain de la défaite de 1870. En 1875, il publia un premier recueil de poèmes et chansons, intitulé Les Chants du Soldat; c'est là qu'on trouve le fameux Clairon. C'est en comparant avec le texte original qu'on apprécie le pastiche. |
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1. L'air est pur, la route est large Le clairon sonne la charge Les zouaves vont en chantant Et la haut sur la colline, Dans la forêt qui domine, Le Prussien les attend. 3. C'est lui qui guide la fête, Jamais sa fière trompette N'eut un accent plus vainqueur, Et de son souffle de flamme, L'espérance vient à l'âme, Le courage monte au coeur. 5.A la première décharge, Le clairon sonnant la charge Tombe frappé sans recours; Mais, dans un effort suprême, Menant le combat quand même, Le clairon sonne toujours. 7. Et cependant le sang coule, Mais sa main qui le refoule, Suspend un instant la mort, Et de sa note affolée, Précipitant la mêlée, Le vieux clairon sonne encor. |
2. Le clairon est un vieux brave Et lorsque la lutte est grave, C'est un rude compagnon; Il a vu mainte bataille Et porte plus d'une entaille, Depuis les pieds jusqu'au front 4. On grimpe, on court, on arrive, Et la fusillade est vive Et les Prussiens sont adroits; Quand enfin le cri se jette: "En marche! A la baïonette!" Et l'on entre sous le bois. 6. Il est là, couché sur l'herbe, Dédaignant, blessé superbe, Tout espoir et tout secours; Et sur sa lèvre sanglante, Gardant sa trompette ardente, Il sonne, il sonne toujours. 8. Puis dans la forêt pressée, Voyant la charge lancée Et les zouaves bondir, Alors le clairon s'arrête, Sa dernière tâche est faite: Il achève de mourir. |
Le bateau de vits
Arrangement
: Xavier Hubaut
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1. Un bateau chargé de vits Descendait une rivière Ils étaient si bien raidis Qu'ils passaient par la portière, 3. ...Pour en choisir deux jolis Envoya sa chambrière 6. ...Et du cul jusqu'au nombril Ce n'est plus qu'une vaste ornière 9. ...On croit être son amant, On n'est qu' son apothicaire |
Pan, pan! de la Bretonnière Pan, pan! d' la barbe au con 4. ...Chambrière, en femm' d'esprit S'en est servi la première 7. ...Les morpions nagent dedans Comme poissons en rivière 11. ...On croit lui faire un enfant Tout' la cam'lott' tomb' par terre |
2. . Ils étaient si bien raidis Qu'ils passaient par la portière Une dame de Paris Voulut en ach'ter un' paire 5. ...Ell' s'en est si bien servi Qu'ell' s'est pété la charnière 8. ...On croit baiser par devant Va t' fair' foutr', c'est par derrière! 10. ...On croit l'aimer tendrement On ne lui donn' qu'un clystère |
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12. ...Et on s' dit en l'écrasant: Toi, tu n' tueras point ton père |
13. ...Et tu n'écorcheras pas Le joli con de ta mère |
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La version qui figure dans l'Anthologie hospitalière et latinesque ne présente que 10 couplets; les deux derniers (12 et 13) n'existaient pas encore. De plus, les couplets 2 et 3 n'en formaient qu'un seul: la dame de Paris envoya sa chambrière, sans aucun détour. On trouve également une variante ferroviaire: Le wagon de pines
La chanson originale pourrait être plus ancienne. En effet, dans Chansons Gaillardes et Bachiques du Quartier Latin de Jacques Dominique de 1933, on trouve une autre version au style paraissant plus vieillot, sous le titre: Haton de la Goupillère
Mais qui est ce mystérieux Haton de la Goupillère ? Jules-Napoléon Haton de la Goupillère, né le 28 juillet 1833 à Bourges (Cher) et décédé le 7 janvier 1927, est un polytechnicien français. Professeur à l'Ecole des Mines, il est nommé à l'Académie des Sciences en 1884. Le refrain, comme dans les deux autres versions que nous citons, semble n'avoir aucune relation avec le texte et ne permet hélas pas de dater la chanson. |
Rue de la Lune - La pierreuse
Tonus:
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1. Je fais l' trottoir rue de la Lune, Je taille un' plum' pour un écu, pour un écu, Dans c' métier-là, pour fair' fortune, Il faut savoir jouer du cul 2. Avec des marlous d' bas étage, Je fais un' noce à tout casser, Et c' qui m'étonn', c'est qu'à mon âge, Je puisse encor' les fair' bander 4. Il m' fout sur l' lit, il m' prend, il m' baise Et pendant qu'il s'esquinte à jouir Moi je fais la chasse aux punaises Afin d' pouvoir la nuit dormir 6. Il aurait pu m' la foutr' dans l' ventre J'aurais bien pu ne rien sentir Mais quand c'est dans l' cul qu' ça vous rentre, Bordel de Dieu, ça fait souffrir! |
Fous la au lit, fous-la par terre, Fous la là ousque tu voudras, Soit par devant, soit par derrière, Jamais la garc' ne jou-ira 3.Au coin du Faubourg Poissonnière, Quand un miché me fait de l'oeil, Il faut me voir pimpante et fière, Jamais putain n'eut plus d'orgueil 5. J'en suis encor' tout esquintée L'avait-il gros ce vieux paillard! J'ai bien cru qu' j'étais éclatée Tandis qu'il m'enfonçait son dard 7. Je vous le dis en confidence, Les homm's, c'est pas ça qu'il nous faut Ca nous procure trop peu d' jouissance Pour tout le mal que ça nous vaut |
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8. Un vrai vagin, c'est autre chose On suce, on y fait mille horreurs, Et on termin' par feuill' de rose, Que c'est un vrai bouquet de fleurs |
La Marie
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1. La Marie, t'as fait du tapage, En refusant ce vidangeur Qui revenait de son ouvrage Et t'a gênée par son odeur Il a donc fallu que je perde Par ta faute un petit écu; Comm' si l'argent sentait la merde! Comm' si t'avais des ros's dans l' cul! Tu partiras de mon boxon! 3. L'autre jour avec la négresse Vous faisiez mille cochonc'tés: Ell' te mordait la peau des fesses Quand tu lui suçais les nénés Ah! si maint'nant les femm's se mett' A s' bouffer l' cul et les nichons; Pendant ce temps, dans l'escalier, Les clients bientôt s'en iront Tu partiras de mon boxon! |
2. L'autre jour, lui suçant la gaule, T'as mordu le vieux sénateur, Il n'a pas trouvé ça très drôle, Il est parti plein de fureur Tu aurais bien pu te douter Qu'un pénis n'est pas un cur'-dents Et enlever ton râtelier Pour éviter cet accident Tu partiras de mon boxon! Envoi: Prince que la luxure invite, Tu peux venir dans ma maison: On t'y polira la bibite; Tu jou-iras de mill'façons Mais surtout n' prends pas la Marie, Cett'fill' de peu, cett'fill' de rien, A la conass' toute pourrie Juste bonne à jeter aux chiens Je l'ai chassée de mon boxon!. |
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Il existe un 4e couplet mais il a manifestement été ajouté. Les rimes ont une structure différente des 3 premiers; de plus il manque un vers. Nous le reproduisons ci-dessous à titre purement informatif:
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Le jeune homme de Besançon
Arrangement
: Xavier Hubaut
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1. Un jeune homme de Besançon (bis) Avait les poils du cul trop longs (bis) Il se retira pour les ton -on -on -on-dre Dans un endroit obscur et som -om -om -om -bre Comme il n'y voyait qu'à demi (bis) Il se coupa, un, deux trois Le bout du vit! (ter) 3. Comme au supplice on le menait Et que le bourreau le tenait Il prit son vit à la poignée Et le montra à l'assemblée Le bourreau que cela fâcha Prit son couteau, Le lui coupa! |
2. Mécontent de c'qu'il avait fait Il prit les ciseaux qu'il tenait Et les jeta sur un' vieill' femme Qui tout aussitôt rendit l'âme La justic' qui passait par là A êtr' pendu, Le condamna! 4. Toutes les dames de la cour, De la ville puis des faubourgs, Prirent des pierr's en abondance Et les jetèr'nt avec violence A celui qui du jouvenceau, Avait réduit Le long boyau! |
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5. Mais le plus beau d' cett' affair'-là, C'est que le bougre en réchappa Il n'en perdit pas plus d'un' palme Et s'envoya plus d'une dame A la barbe du capucin Qui l'appelait, Fils de putain!. |
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Ce jeune homme vient-il vraiment de Besançon ? Dans le volume 1 de l'Anthologie hospitalière et latinesque, on se borne à raconter les mésaventures dont souffrit Le jeune homme blond; par contre dans le volume 2, il est bien question, sous le titre La triste mésaventure du jeune homme de Besançon. Le texte est très proche de celui vu volume 1 à l'exception du 5e et dernier couplet qui a disparu (coupé lui aussi ?). Il est indiqué en note que c'est une chanson en vogue au premier régiment des spahis vers 1886-1890 et "digne de figurer à l'Anthologie". |
L'enterrement du roi des maquereaux
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1. Mes amis, si je meurs en ces jours de détresse Et dans ces lieux où j'ai gaspillé ma jeunesse, Mes amis si je meurs, veillez que l'on m'enterre Dans cette froide terre où j'ai d'jà tant baisé 3. Ma bièr' sera portée par quatre-vingts pucelles Et les draps mortuair's par autant de maqu'relles; Six cents chameaux à poil's entonneront bien haut C'est le roi des maqu'reaux que l'on porte au tombeau. |
2. Le foutre d'un vieux con servira d'eau bénite, Les couilles d'un vieux moin' serviront de lanterne, Pour être religieux, deux queues feront un' croix Et les putains d' Bruxell's suivront tout's le convoi 4. Je veux qu'après ma mort. ma carcass' soit portée Chez un apothicair' pour êtr' désinfectée, Et comme après ma mort. je ne baiserai plus, Que mes os serv'nt encore à exciter les culs. |
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5. Je veux que sur ma tombe on grav' cette épitaphe: "Ci-gît un vieux baiseur; on en connut les traces" Et qu' sur les quatre coins. on grave en lettres d'or: Que s'il n'était pas mort, il baiserait encor. |