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Soit une application linéaire du plan donnée par les équations: ![]() Ces équations peuvent s'écrire sous forme matricielle: ![]() Pour être assuré d'avoir à faire avec une permutation, on doit évidemment pouvoir calculer x et y en fonction de x' et de y'; le déterminant D = ad-bc de la matrice doit donc être non nul. Cette permutation agit sur les points et les droites du plan. L'origine est fixée et, par conséquent toutes les droites qui passent par l'origine le sont également. Soit un tel point de coordonnées (x, y). Les coordonnées (x', y') de son transformé doivent être proportionnelles. x' = kx
y' = ky Ses coordonnées vérifient donc un système homogène de deux équations: ax + by = kx
ou encorecx + dy = ky ![]() On sait qu'un tel système n'admet en général que la solution (0, 0) sauf si les deux équations sont proportionnelles, c'est-à-dire si le déterminant du système est nul. Soient k1 et k2, les deux solutions de cette équation, et considérons l'une d'elle (que nous noterons tout simplement k).
On voit ainsi que le premier membre de l'équation d'une droite invariante correspondant à l'une des valeurs propres k est multiplié par a+d-k, c'est-à-dire par l'autre valeur propre.
X = (a - k1)x + by
Y = (a - k2)x + by dans ce nouveau système de coordonnées l'application linéaire prend la forme simple:
La transformation est devenue très facile à se représenter: X' = α X
Y' = β Y avec un produit α.β positif que nous posons égal à h². La transformation est la composée d'une homothétie de rapport h et d'une transformation d'équations:
X' = λX Y' = λ-1Y Les courbes d'équations XY = constante, c'est-à-dire les hyperboles ayant les axes coordonnés comme asymptotes sont invariantes. L'application linéaire générale est donc la composée d'une rotation hyperbolique, d'une homothétie et, éventuellement d'une symétrie par rapport à un axe coordonné. Tout cela est bien beau, mais à y regarder de plus près, pas très correct ! Nous avons travaillé avec une équation du second degré et nous avons supposé qu'elle possédait deux solutions réelles. Ce n'est pas très grave, mais il faut vérifier ce qui se passe lorsque l'équation possède deux solutions égales (cas très particulier) ou deux solutions complexes conjuguées. Regardons d'abord rapidement le cas exceptionnel où les deux solutions sont confondues.
mais comme il n'y a qu'une direction invariante n = k, et que les équations sont le produit d'une homothétie de rapport k par un cisaillement parallèle à l'axe Y d'équations:
Le cas où les deux solutions sont complexes conjuguées est plus amusant. Notons les deux solutions k et k* et remarquons que leur produit (le déterminant) est donc positif. Tous les calculs précédents restent valables et se simplifient. On a:
et
Nous avons Y=X*; (n'oublions pas que nous travaillons avec des axes coordonnés complexes !) En séparant partie réelle et partie imaginaire, il vient:
Comme dans le cas des deux racines réelles distinctes l'application est la composée d'une homothétie de rapport r et d'une rotation, non plus hyperbolique, mais elliptique. Nous retrouvons (si le repère est orthonormé) les équations d'une similitude. Terminons par un mot au sujet des directions.
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