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Voici une petite curiosité qu'il serait dommage d'oublier, d'autant plus que lui sont associés les noms de deux mathématiciens, dont le célèbre Euler. Soit un triangle de sommets p1, p2 et p3.
S'il est très simple de montrer que les 3 médiatrices et que les 3 médianes sont concourantes, il est moins direct de montrer que les trois hauteurs d'un triangle concourent en un même point. Pour cela on utilise une petite astuce. On remarque que les 3 médiatrices sont les 3 hauteurs du triangle ayant pour sommets m1, m2 et m3, les 3 mileux des côtés du triangle initial. Il suffit alors de remarquer que l'on passe du grand triangle au petit par une homothétie de rapport -½, dont le centre est situé au point g, intersection des 3 médianes. On voit ainsi que ce point g est aligné avec o et h. La droite ogh est appelée droite d'Euler.
De plus, comme le rapport d'homothétie vaut -½, hg est le double de go.
Sur cette figure on remarque également un cercle circonscrit au triangle m1 m2 m3. On peut y voir des propriétés remarquables. C'est évidemment l'image de o dans l'homothétie de centre g et de rapport -½. On a donc la configuration suivante:
et le centre f est donc situé au milieu de ho. Considérons à présent une homothétie de centre h et de rapport +½.
Mais il y a plus ! Revenons à la figure initiale:
Le triangle e1 e2 e3 et le triangle m1 m2 m3 sont tous deux homothétiques au triangle p1 p2 p3. Les rapports d'homothétie valent respectivement +½ et -½. Ils sont donc homothétiques entre eux de rapport -1, ce qui est équivalent à dire qu'ils se correspondent dans une symétie centrale. De plus, le centre de symétrie est précisément le point f. Ce cercle des 9 points est également dénommé cercle de Feuerbach
en l'honneur du mathématicien qui remarqua cette propriété. |