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Partons d'une distribution binomiale et faisons tendre le nombre n d'épreuves vers l'infini. Si p soit fixé au départ, la moyenne np tend également vers l'infini; de plus l'écart npq tend également vers l'infini. Si on veut calculer la limite de la distribution binomiale, il s'agira donc de faire un changement d'origine qui stabilise la moyenne, en 0 par exemple, et un changement d'unité qui stabilise l'écart, à 1 par exemple. Voyons tout d'abord comment varie Pn(k) en fonction de k et calculons la différence: ![]() On en conclut que Pn(k) est une fonction croissante de k, tant que np - k - q est positif.
Remarquons que q < 1 et que par conséquent les deux valeurs de k voisines de la moyenne np constituent les maxima de Pn(k).
D'autre part la différence Pn(k + 1) - Pn(k) est le taux d'accroissement de la fonctionPn(k) ; il peut s'écrire sous la forme: ![]() Si n devient grand, k l'est également, pour autant que p soit fixé et que l'on s'intéresse aux valeurs de la fonction proches de la moyenne; les variations de k deviennent négligeables par rapport à k. Si l'on effectue un changement de variable adéquat, la variation de la nouvelle variable tend vers 0 et l'on est conduit à effectuer un passage à la limite.
Remplaçons k par une nouvelle variable x dont la moyenne soit 0 et telle que son écart vaille 1; on a et, en appliquant le résultat trouvé précédemment, on obtient: Après un passage à la limite pour n tendant vers l'infini, tenant compte de ce que q < 1 et du fait que les valeurs de k considérées se trouvent au voisinage de la moyenne np, on obtient: Cette équation peut encore s'écrire: ![]()
En revenant aux variables non normées, on obtient: Cette loi régit sous des conditions très générales, et souvent rencontrées, beaucoup de phénomènes aléatoires. |